Dans son dernier communiqué de presse, le président de l’Absym Philippe Devos fustige les propositions de loi discutées ce jour en Commission santé de la Chambre.

Il pointe notamment le fait que ces propositions de loi opposent les patients à leurs médecins et donnent l’impression que ceux-ci veulent s’enrichir sur le dos de leurs patients infectés par le coronavirus.

Pour la députée fédérale Caroline Taquin, ces propositions démontrent que les partis de gauche essayent soit de faire croire que la médecine gratuite existe, soit que les médecins ne sont motivés que par l’appât du gain : « Personne ne nie l’impact de la crise du Coronavirus sur les patients, nos services de soins de santé et son personnel. Mais ces propositions transpirent la démagogie à l’heure où l’on a besoin de se serrer les coudes. » Pour la députée libérale, il ne faut pas oublier qu’en bout de course, c’est la sécurité sociale qui sera lourdement impactée. « Les partis de gauche sont souvent généreux avec l’argent des autres, mais un simple exercice de bon sens et d’arithmétique met rapidement leur logique en défaut. A trop creuser le trou de la sécurité sociale, c’est tout le système que l’on met en péril. » D’après les dernières estimations, le coût total de la pandémie pour l’économie belge est de 13,6 milliards à ce stade (9,96 milliards au niveau fédéral, 3,65 milliards dans les entités fédérées), hors déficit budgétaire.

Caroline Taquin pointe également le côté discriminatoire de certaines mesures : « Sur quel critère peut-on décider qu’un patient atteint du Coronavirus puisse être dispensé de frais alors qu’un patient atteint d’une pathologie tout aussi, voire plus grave, ne le serait pas ? Je ne pense que ce genre de proposition résisterait à l’analyse par le Conseil d’État ». Sans oublier que l’assurance maladie et les organismes assureurs couvrent déjà une très grande partie des frais médicaux.

La crise que nous traversons est exceptionnelle et demande des réponses à la hauteur de l’enjeu, « mais impacter davantage la Sécurité sociale ou les hôpitaux ne me semble pas être la réponse la plus adéquate à fournir, sauf dans l’optique de flatter son électorat avec des mesures inapplicables et qui pourraient créer un précédent », conclut la députée fédérale.