Depuis le début de la crise, la ministre de l’enseignement supérieur Valérie Glatigny a rencontré à sept reprises l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur afin de préparer au mieux la fin de l’année académique, la seconde session et l’organisation de la rentrée académique 2020.

Comme elle l’a souligné auprès de l’ensemble des représentants de l’enseignement supérieur (chefs d’établissement, étudiants, ARES, administration,  commissaires et délégués du gouvernement, syndicats), sa préférence est de pouvoir revenir progressivement à une situation normalisée sur le plan pédagogique, c’est-à-dire, une relation qui permet au professeur et à l’étudiant d’être en présence, dès lors que les conditions pour ce faire sont réunies.

Il convient toutefois d’accorder une attention particulière aux personnes fragilisées, pour lesquelles un protocole d’encadrement spécifique a été communiqué aux établissements (exemple : étudiants/enseignants diabétiques).

Il convient également de tenir compte des contraintes logistiques et organisationnelles des établissements (disponibilité des locaux permettant de respecter les mesures sanitaires), mais aussi des contraintes organisationnelles (difficulté pour les établissements de rebasculer du distanciel au présentiel en peu de temps).

Par ailleurs, il faudra veiller à informer les étudiants dans les temps sur les modalités choisies.

Pour la rentrée académique 2020/2021, un consensus s’est dégagé pour considérer que les étudiants qui entameront des études supérieures devraient être les premiers à profiter d’un enseignement en présentiel, ceci afin d’assurer une transition avec l’enseignement secondaire et de faciliter l’acquisition des « codes » de l’enseignement supérieur.

Que ce soit pour l’organisation de la 2ème session et pour la rentrée académique, elle invite chaque établissement à définir son mode de fonctionnement sur la base d’une concertation interne constructive.

La Ministre a tenu à saluer une nouvelle fois l’engagement total de la communauté académique qui, dans des conditions inédites, s’est mobilisée afin de permettre aux étudiants de passer leurs épreuves dans les meilleures conditions possible.

Enfin, afin de pouvoir tirer les enseignements de la crise sanitaire, Valérie Glatigny a demandé la semaine dernière à l’Administration générale de l’Enseignement, en collaboration notamment avec l’ARES, de réaliser une étude  pour tirer les enseignements de la crise sanitaire et mettre en valeur les bonnes pratiques développées durant celle-ci.