La députée fédérale Nathalie Gilson, qui avait été la première à interpeller le Ministre De Backer en séance plénière début avril, rappelle que le MR a toujours plaidé pour une association du Parlement à cette question : « Nous avons rappelé au Ministre que pour nous, le tracing ne pouvait se mettre en place que sur base volontaire. Il n’est pas question que l’on outrepasse le cadre du RGPD ni que les données récoltées soient exploitées par la justice ou les forces de l’ordre, et encore moins à des fins commerciales. Comme le Ministre l’a souligné, nous plaidons pour la mise sur pied d’un comité éthique qui surveillera de très près la gestion de ces données. » L’accès aux données doit en outre être limité à des personnes strictement définies, qui les effaceront après utilisation.

« Comme l’a rappelé Georges-Louis Bouchez, nous ne céderons pas sur la prise en compte de nos exigences : nous ne voulons pas de géolocalisation mais un recours aux technologies via Bluetooth, le consentement de l’utilisateur, une utilisation proportionnée au but poursuivi dans la lutte contre le coronavirus et une interopérabilité des applications.»

Pour la députée libérale, l’adhésion du plus grand nombre pour un déconfinement efficace est en effet primordiale : « Il faut un débat public dans l’enceinte du Parlement pour démontrer que la mise sur pied d’une telle application se fait en totale transparence avec pour seul objectif la lutte contre l’épidémie. Les informations récoltées à grande échelle permettront de mieux gérer le déconfinement. Il est dès lors évident qu’une telle décision doit être concertée au niveau européen, comme l’ont d’ailleurs souligné les commissaires Thierry Breton et Didier Reynders. » poursuit Nathalie Gilson.

Enfin, une telle organisation ne peut se faire sans une concertation avec les Régions, compétentes pour le traçage des personnes.

« Certains partis sont sortis dans la presse annonçant des accords sur une proposition. Nous attendons cette version finale pour veiller à ce que le texte prenne en compte les exigences libérales basées notamment sur les lignes directrice de la Tool box européenne, » conclut la députée libérale.