Plan de relance autour de la digitalisation, l’innovation et la rénovation

Les projets qui seront financés grâce aux fonds européens sont connus. Le MR se réjouit de l’attention portée aux nouvelles technologies et aux investissements orientés vers le bien-être écologique et économique.

Afin de soutenir notre économie durement frappée par l’épidémie de coronavirus, l’Europe, sous l’égide de Charles Michel a décidé d’injecter des fonds à hauteur de 750 milliards pour soutenir des projets porteurs dans les 27 Etats membres. La Belgique bénéficiera de 5,925 milliards d’euros. Un accord était déjà intervenu sur la répartition de ce montant entre entités fédérées et les projets sont désormais validés. Pour le MR, il était capital que ces projets permettent de soutenir le développement économique à travers la création d’emplois, mais aussi qu’ils permettent de relever les grands défis numériques et climatiques. Les projets retenus portent sur la digitalisation, la rénovation des bâtiments, l’enseignement et la formation, la mobilité ou l’énergie. L’impact économique et social de ces projets sera très important. Ils nous permettront de préparer la Belgique dont nous rêvons pour 2030.

Mais nous ne pouvons nous contenter de ces montants d’investissements. Nous devons dès à présent envisager un plan de relance plus ambitieux allant jusqu’à 150 milliards d’euros à l’horizon 2030, associant partenaires publics et partenaires privés tel que défini dans le Plan National d’Investissement Stratégique tel que défini par le gouvernement Michel.

     1. Digitalisation :

Les fonds permettront d’accompagner la transition numérique. Il est ainsi question du développement d’une stratégie numérique pour l’enseignement de promotion sociale, d’un fond spécial du numérique pour l’Enseignement supérieur, du soutien aux entreprises technologiques wallonnes et aux infrastructures de formation, ainsi que de la création d’une école européenne de biotechnologie. Pour le MR, la digitalisation de notre société est inéluctable et la Belgique ne peut se permettre de prendre du retard en la matière. Les enjeux sont énormes, il s’agit notamment d’intégrer le numérique à chaque étape de notre vie, depuis l’accueil de la petite enfance jusqu’à l’accompagnement des aînés, en passant par la santé, la justice ou encore l’administration, tout en veillant à assurer la protection de nos données. Accompagner ce changement est aussi indispensable pour lutter contre la fracture numérique et faire en sorte que chacun bénéficie de ces nouveaux développements.

Les fonds soutiendront également la recherche scientifique et le développement de technologies vertes. Le MR en a toujours été convaincu : relever le défi environnemental se fera grâce au progrès technologique.

     2. Des investissements créateurs d’emploi et de richesse :

Une part importante des fonds sera allouée à la rénovation des bâtiments publics. Il s’agit à la fois d’améliorer la qualité du service offert aux  citoyens et de rendre ces bâtiments moins énergivores. Les projets portent sur les écoles et universités, les palais de justice ou encore les infrastructures sportives.

Le retrait des échafaudages du palais de justice de Bruxelles, présents depuis 1984,  est plus que jamais le symbole d’une Belgique à nouveau conquérante et qui se remet en marche.

Les fonds permettront aussi de développer de nouvelles solutions de mobilité comme le transport multimodal ou les bus à haut niveau. Il s’agit ici de lutter contre la congestion automobile sans pour autant sanctionner les automobilistes.

Enfin, le MR se réjouit du soutien apporté à l’économie circulaire qui permet de réutiliser nos déchets pour leur donner une nouvelle vie tout en créant des emplois et de la valeur. Ce cercle vertueux bénéficiera à des secteurs prioritaires comme la métallurgie et la construction.

     3. Une économie tournée vers l’avenir

L’usage des fonds européens doit inscrire la Belgique dans l’économie de demain. La pandémie nous a rappelé à quel point nous étions parfois dépendants de l’étranger pour certains produits. La Belgique n’est pas une île et nous sommes convaincus que le libre-échange, correctement régulé est décisif pour améliorer notre bien-être mais nous avons pour cela besoin d’une économie locale forte, qui soutienne l’initiative privée et l’innovation. Il s’agira notamment de s’engager dans le déploiement d’une filière wallonne de l’hydrogène, de poursuivre la reconversion des friches industrielles, la relocalisation de notre production alimentaire et le développement de plateformes logistiques.

Pour le président du MR Georges-Louis Bouchez, « il était très important que l’argent mis à disposition par l’Union Européenne soit bien utilisé. Chaque euro investi doit être un euro efficient. L’accord conclu au niveau belge rencontre les grandes priorités du MR et sera mis en œuvre de façon ambitieuse par l’ensemble de nos élus à tous les niveaux de pouvoir. Je souhaite remercier l’ensemble de nos ministres pour leur travail et leur engagement : Sophie, David, Mathieu, Willy, Jean-Luc, Valérie (DB), Pierre-Yves et Valérie (G). », conclut-il.