Le ministre des Indépendants et des PME et le ministre de l’Economie et du Travail remettent ce mardi un avis positif commun, moyennant une adaptation d’ordre technique, à la commission Economie de la Chambre. Leur démarche se base sur une intense concertation avec le secteur, que les deux ministres jugent capitale pour accompagner efficacement les commerçants lourdement impactés par cette crise sanitaire.

Mercredi dernier, la commission de l’Économie de la Chambre a décidé de demander des avis avant de voter la proposition de loi concernant les soldes. La mesure proposée consiste à prolonger la période des soldes d’hiver 2021 de deux semaines, jusqu’au 14 février.

Pour David Clarinval et Pierre-Yves Dermagne, le plus important est de prendre des mesures qui répondent aux besoins du secteur pour faire face aux difficultés créées par la crise sanitaire. C’est pourquoi, au sujet de cette proposition en particulier, ils attendaient l’avis du Conseil supérieur des Indépendants et PME (qui regroupe les organisations professionnelles et interprofessionnelles concernées).

Le CSIPME a accueilli favorablement la proposition de loi, ce qui conduit les deux ministres, ainsi que la Secrétaire d’Etat à la Protection des Consommateurs Eva De Bleeker, à la soutenir à leur tour, notamment pour les raisons suivantes :

  • Cet avis favorable démontre que la mesure est soutenue par le secteur ;
  • En raison de la crise, les commerçants disposent de stocks plus importants que les autres années, qu’ils ont commandés avant la crise et qu’il leur faut écouler ;
  • Nous disposons à ce jour du recul nécessaire pour confirmer que les soldes ne portent pas les fruits habituels et il faut tenir compte du fait que le mois de février est un mois généralement moins dynamique au niveau des commerces.

Le CSIPME insiste cependant pour que ces modifications exceptionnelles du Code de droit économique ne remettent pas en cause la période de solde à long terme. En réponse à cette remarque, les ministres Dermagne et Clarinval ont proposé une adaptation à la proposition de loi. Plutôt que d’abroger toute limite temporelle à la période des soldes, ils proposent donc une modification législative visant spécifiquement l’année 2021 et une prolongation des soldes jusqu’au 14 février.

Pierre-Yves Dermagne : « Le fait d’allonger de deux semaines la période des soldes d’hiver permettra à de nombreux commerçants de pouvoir écouler leur stock. Je pense aussi que l’allongement du délai, propice à la chasse aux bonnes affaires, est une garantie sanitaire. Allonger la période des soldes, c’est éviter les périodes de trop fortes affluences. »

David Clarinval : « Je suis conscient que cette nouvelle mesure ne permettra pas de solutionner tous les problèmes rencontrés par les commerçants impactés par la crise, mais cela constituera une aide complémentaire pour des secteurs qui en ont grandement besoin. »

Eva De Bleeker : « Le prolongement des soldes n’est pas seulement une bonne chose pour les nombreux commerçants, mais aussi pour les consommateurs. Ils pourront profiter plus longtemps des réductions intéressantes et ceci en toute sécurité. Le prolongement des soldes permet aussi de disperser la foule dans les rues commerçantes. »