Égalité des chancesSécurité

Mieux détecter les signes avant-coureurs du radicalisme

Par 1 avril 2015 Pas de commentaire

Denis Ducarme, Vincent Dewolf et Philippe Pivin souhaitent mettre en place un mécanisme de détection des « signaux faibles » du radicalisme.

La lutte contre le terrorisme est une priorité du gouvernement de Charles Michel. Dans le prolongement des douze mesures annoncées en janvier, le chef de groupe MR à la Chambre Denis Ducarme veut mettre en place trois projets via plusieurs propositions de loi, avec la collaboration du député fédéral, Philippe Pivin et du chef de groupe MR au Parlement bruxellois, Vincent Dewolf.

Denis Ducarme, Vincent Dewolf et Philippe Pivin souhaitent instaurer un numéro vert national à disposition de toute personne qui souhaiterait signaler d’éventuels signes de radicalisation par rapport à un proche. Pour le chef de groupe MR à la Chambre, « le but est de créer une ligne unique pour tout le pays, avec, comme à Paris, à l’autre bout du fil des policiers spécialisés dans le domaine du terrorisme ».

Ils désirent également mettre en place un mécanisme de détection des signaux fiables en désignant des référents dans chaque administration importante. Selon Denis Ducarme, « dans chaque administration, ces référents feront remonter les incidents dont ils sont témoins » . Ces référents pourront analyser, au sein du personnel, les éventuelles dérives radicales.

Le troisième point du projet consiste à étendre la compétence de la police et des bourgmestres en leur permettant de pouvoir faire fermer directement un établissement à risque. Cette fermeture se ferait uniquement sur base d’indices sérieux.

Ce projet se mettrait en place avec la collaboration de la Sûreté de l’État, la police, les sociétés de transports publics, les prisons, des écoles et d’autres institutions.

« Ce système est réellement efficace et a déjà fait ses preuves en France » , conclut Denis Ducarme.