Bien-êtreÉgalité des chances

L’usage exclusif d’une piscine divise le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Par 22 avril 2015 Pas de commentaire

Le député Olivier Maroy a interrogé le Ministre des Sports René Collin (cdH) sur la réservation de la piscine communale de Jambes, pendant des tranches horaires précises, à l’Union musulmane de Namur et ce, pour l’usage exclusif de femmes.

En séance plénière du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le député MR Olivier Maroy a interrogé le Ministre des Sports René Collin (cdH) sur la réservation de la piscine communale de Jambes – pendant des tranches horaires précises – à l’Union musulmane de Namur et ce, pour l’usage exclusif de femmes. Une question qui a divisé les partenaires du Gouvernement.
« Il s’agit d’une pratique clairement discriminatoire au sein même d’une structure publique et antinomique avec les valeurs d’égalité de notre société. Cette initiative ne contribue pas au défi majeur que nous devons relever, à savoir le vivre-ensemble », s’étonne le député MR.
Dans sa réponse, le Ministre Collin ne semblait n’y voir aucun problème. En effet, selon lui, pourquoi s’inquiéter puisque « la piscine est en principe fermée pendant ces tranches horaires et que l’Union musulmane de Namur vient avec ses propres maîtres-nageuses agréées ».
« Donc, non seulement les hommes y sont strictement interdits, mais le personnel de la piscine est prié de laisser sa place aux maîtres-nageuses de l’association, ce qui peut d’ailleurs poser question en termes de sécurité. Avec cette réponse, le Ministre la joue un peu Ponce-Pilate, se gardant bien de prendre une quelconque position. C’est ce type d’attitude qui, au final, encourage le repli sur soi et le particularisme… Soit le contraire de ce qu’on attend d’un service public ! », regrette Olivier Maroy.
Ce qui fut plus surprenant encore, c’est qu’à la question d’une députée socialiste sur le même sujet, la Ministre du Droit des femmes et de l’Egalité des chances  Isabelle Simonis (PS) a tenu un tout autre discours : « C’est une très mauvaise solution à un vrai problème. Le vrai problème, c’est le sexisme ordinaire ! ». Et de condamner fermement – contrairement à son collègue cdH – cette initiative.