Ce 15 septembre, c’est la journée internationale de la Démocratie. « La pire des démocraties est de loin préférable à la meilleure des dictatures », dit-on. Cette pensée mérite d’être rappelée à l’occasion de cet événement célébré par l’ONU depuis 1997 suite à l’adoption de la Déclaration universelle sur la Démocratie.

Les Libéraux sont les garants de la démocratie. En Belgique, ils ont rédigé la Constitution, donnant ainsi aux citoyens des libertés fondamentales plus pertinentes que jamais aujourd’hui. Le parti libéral, qui fête cette année ses 175 ans, a encouragé l’esprit d’entreprise et le libre-échange qui ont permis à la Belgique de devenir une puissance industrielle et une économie du savoir. Les libéraux ont favorisé l’accès l’enseignement, permis le suffrage universel et créé la sécurité sociale. Ils ont contribué à la création l’Union européenne et se sont montrés très actifs en matière de coopération internationale. Ils ont aussi renforcé les libertés individuelles à travers des lois progressistes autorisant l’avortement, le mariage entre personnes de même sexe ou l’euthanasie. En tant que libéraux, nous chérissons donc cette démocratie, qu’il importe de protéger face aux dangers qui la menacent, notamment le danger du populisme, qu’il vienne de l’extrême-gauche ou de l’extrême-droite.

Ces 18 derniers mois, la crise sanitaire a mis nos démocraties à l’épreuve. Des mesures liberticides, sans précédent en temps de paix, ont dû être adoptées par les gouvernements pour freiner la propagation du virus. Ces mesures n’ont pas réjoui les démocrates, et en particulier les libéraux que nous sommes. Des voix se sont élevées pour dénoncer l’instauration d’une dictature sanitaire. L’application temporaire de ces mesures était pourtant nécessaire. Nous avons toujours veillé à ce qu’elles ne s’appliquent pas une minute de trop. Nous avons également veillé à réclamer des bases scientifiques pour justifier ces mesures. Enfin, nous avons été très attentifs afin d’éviter les dérives, comme dans le cadre des débats sur la loi Pandémie, autour de laquelle nous avons posé des balises très claires afin de garantir le respect de l’Etat de Droit.

Notre démocratie est malmenée ? Raison de plus pour la protéger. Le débat entourant l’instauration d’un pass sanitaire à Bruxelles l’illustre. Cette solution simple est populaire, mais sera-t-elle efficace ? Qu’en est-il de la protection de nos données de santé ? Peut-on créer des droits différents en fonction de l’état vaccinal ? Ne faut-il pas plutôt renforcer le travail pédagogique ? Développer l’éducation aux médias pour lutter contre les fake news ?  Favoriser les politiques d’intégration et les politiques d’emploi afin de lutter contre la fracture économique et sociale perceptible dans les statistiques de vaccination ?

Poser ces questions, réclamer un débat, c’est l’essence même du libéralisme. Avoir le droit de faire entendre un avis divergent sur un sujet, c’est aussi l’essence même d’une démocratie.