La Semaine de la Mobilité permet de questionner nos modes de déplacement et d’ouvrir le champ des possibles. Face à la facilité des discours anti-voitures, le MR propose une vision qui laisse la liberté de choix de son moyen de transport.

En matière de mobilité, les politiques menées à Bruxelles et en Wallonie diffèrent fondamentalement du fait de l’organisation très différente du territoire. Dans la capitale, de manière générale, à Bruxelles, le MR déplore l’attitude de la ministre Groen Elke Van Den Brandt, qui agit sans concertation et profite de la crise sanitaire pour imposer des décisions idéologiques et mal réfléchies.

En matière de mobilité, ce qui importe avant tout pour le MR, c’est la liberté de choix de son moyen de transport. La politique de mobilité que nous prônons, se veut respectueuse de l’environnement, plus « smart » (en s’appuyant sur les nouvelles technologies), et soucieuse de désengorger les routes et autoroutes. L’objectif est d’assurer la fluidité du transport. Nous sommes favorables à une offre multiple, complémentaire et multimodale, intégrant les différentes infrastructures (pistes cyclables, transports publics, stationnement, etc.) ainsi qu’au développement d’une mobilité plus douce. A Bruxelles, nous ne cessons pas de réclamer l’extension rapide du réseau de métro ou le renforcement des fréquences de la STIB. Nous soutenons également la création de véritables pistes cyclables et encourageons l’économie de partage. Il s’agit de faire cohabiter différents moyens de transport, pas de les opposer entre eux. De plus, il importe de penser à toutes celles et ceux qui n’ont parfois pas d’autre choix que la voiture : les personnes âgées, les navetteurs, les personnes handicapées, les familles…

Au niveau régional, le MR s’est mobilisé pour empêcher la généralisation de la zone 30. La limitation à 30km/h a du sens dans certains quartiers résidentiels, en fonction des avis des zones de police et des demandes des habitants. Cela réduit considérablement le risque d’accidents. Mais imposer une zone 30 généralisée ex cathedra sans une analyse des réalités du terrain n’a aucun sens. On peut se demander d’une part si des aménagements routiers massifs n’auraient pas d’abord été nécessaires, et d’autre part pourquoi l’approche n’a pas davantage été basée sur les spécificités locales.

A Bruxelles, le projet de taxe kilométrique a également fait couler beaucoup d’encre. Que cherche le gouvernement de gauche bruxellois ? Détruire un peu plus la région capitale ? Faire fuir les entreprises ? Les classes moyennes et populaires n’ont pas besoin d’impôts ou de taxes en plus mais au contraire d’investissement et d’intelligence ! Pour le MR, il faudrait d’abord améliorer les infrastructures, aménager des parkings de dissuasion, étendre le réseau de métro et donner des incitants pour des véhicules plus propres (comme le CNG), plutôt que construire un mur fiscal autour de BXL et d’isoler encore plus la capitale déjà très impactée par la crise économique actuelle.

Le gouvernement bruxellois a également annoncé il y a quelques mois que les véhicules diesel, à partir de 2030, et essence, dès 2035, seront bannis de la capitale. Pour le MR, s’il est en effet nécessaire de prendre des mesures pour réduire nos émissions de CO2, il est tout aussi nécessaire de pouvoir proposer des alternatives crédibles aux Bruxellois, ce qui est loin d’être le cas. Notre cheffe de groupe au Parlement bruxellois Alexia Bertrand a dénoncé un effet. En effet, il n’y a aujourd’hui que 161 bornes de recharge pour voitures électriques à Bruxelles et l’objectif est d’en avoir 11 000 en 2035, mais aucune feuille de route n’existe pour y parvenir. De plus, rien n’est pensé pour les personnes qui n’ont pas le choix et doivent utiliser une voiture pour se déplacer, ainsi que pour les personnes qui n’habitent pas Bruxelles et doivent s’y rendre : il existe trop peu de parkings de dissuasion et l’offre de transports en commun doit être améliorée.

Partout où sommes au pouvoir, le MR agit de manière pragmatique pour développer la mobilité du futur, en misant sur des alternatives crédibles. La mobilité doit être pensée dans sa globalité et dans l’intérêt de chacun.