Ce lundi 14 juin, nous fêtons les 175 ans du parti libéral, fondé en 1846 à l’Hôtel de ville de Bruxelles. A cette occasion, les partis libéraux du nord et du sud du pays, l’Open VLD et le MR, organisent une journée de célébration et commémoration dont l’accès est limité vu les conditions sanitaires.

L’histoire de notre parti se confond avec l’histoire de la Belgique. Les libéraux belges, acteurs majeurs de l’indépendance, ont rédigé en grande partie la Constitution de 1830, alors considérée comme « la plus libérale au monde ». En 175 ans, les Libéraux se sont illustrés dans le combat pour le suffrage universel. Ils ont affronté le parti catholique pour un enseignement officiel affranchi de l’influence de l’Eglise. Le combat contre le rexisme et le fascisme avant et durant la seconde guerre mondiale témoigne de l’engagement jamais démenti des libéraux contre les extrémismes et populismes. Le parti libéral a également contribué à la création de la sécurité sociale. Les Libéraux ont aussi joué un rôle majeur dans la construction européenne et dans la politique étrangère belge, en particulier en Afrique.

Dès sa naissance en 1846, le parti libéral s’était clairement fixé pour objectif d’émanciper la population. Emanciper, cela présuppose que les individus soient formés à la liberté. Qu’ils aient la capacité de l’utiliser concrètement pour choisir leur propre mode de vie. Les combats menés pour un enseignement officiel et pour le suffrage universel obéissaient à cet idéal. Idéal exigeant et fragile. Ardu à conquérir. Facile à perdre. Toujours menacé. Ainsi, à peine le suffrage universel était-il adopté que l’apprentissage démocratique fut à nouveau menacé par l’apparition du fascisme durant l’entre-deux guerres. Aujourd’hui, l’extrémisme populiste revient en force en Europe et ailleurs, le fondamentalisme religieux refait surface et d’autres menaces, telles que l’omniprésence insidieuse des algorithmes dans nos appareillages et applications, sont autant d’invitation à renoncer en tout ou en partie à notre autonomie. Et autant de reculs potentiels de la liberté.

Face à ces vicissitudes se dessine en creux la vraie mission du politique : protéger et accroître nos libertés. Accroître les libertés, cela signifie à la fois garantir le système le plus étendu de libertés à chacun tout en s’assurant – principe d’égale liberté – que chaque individu ait lui-même accès à ce système le plus étendu de libertés. Accroître les libertés, cela signifie certes accroître la prospérité afin d’augmenter les choix (agrandir la taille du menu) mais cela signifie aussi – et surtout – et de manière plus subtile, accroître la capacité pour tout individu de poser des choix personnels, des choix non aliénés, des choix qui soient authentiquement des « choix ». Raison pour laquelle le monde aura toujours besoin du libéralisme et que la Belgique aura toujours besoin du parti libéral.

Georges-Louis Bouchez déclare : « en septembre prochain, un grand congrès anniversaire rassemblera nos élus, nos militants, ainsi que plusieurs grandes figures libérales européennes. J’ai hâte de vous y retrouver pour célébrer notre fierté d’incarner la seule philosophie politique qui ait fonctionné dans l’Histoire et qui a toujours porté un message d’espoir, tourné vers l’avenir et émancipateur. Plus que jamais, soyons donc fiers d’être libéraux ! »

Fêtez avec nous cette journée exceptionnelle !

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