Bruxelles doit devenir une véritable smart-city ancrée dans le 21ème siècle ! Pour atteindre cet objectif, la 5G offre des opportunités dans divers secteurs : santé, mobilité, environnement, énergie, agriculture, sécurité, enseignement et télétravail. Elle permettra aussi une simplification administrative. Nos entreprises, les citoyens ou le secteur médical en ont besoin. D’ailleurs, la croissance économique est directement corrélée à l’adoption des infrastructures numériques.

Toute la Belgique doit bénéficier de la technologie de la 5G. L’impact économique attendu est énorme. « A Bruxelles plus qu’ailleurs encore, c’est un sujet décisif », explique la députée bruxelloise Aurélie Czekalski. «  Suite à la pandémie, notre Région doit se relever économiquement. Et la croissance économique est directement corrélée à l’adoption des infrastructures numériques vu que Bruxelles est un hub international de première importance ».

Bruxelles est la capitale de l’Europe et le siège de l’OTAN. Pourtant, l’Agence Européenne pour la cybersécurité s’installera ailleurs, en Roumanie, compte tenu du manque d’infrastructures en lien avec la 5G. Alors que certains pays pensent déjà à la 6G, Bruxelles prend un retard considérable alors que son économie est basée sur les services.

Bruxelles est pris en otage par des guerres idéologiques d’un autre temps.  « Comment peut-on refuser la 5G quand on voit ce que cela apporte en termes de progrès médical, de gestion de la mobilité », se demande le président du MR Georges-Louis Bouchez. « La ministre Groen des Télécommunications Petra de Sutter l’a d’ailleurs bien compris. Groen avance au Fédéral ». Pendant ce temps, constate Aurélie Czekalski, le ministre bruxellois Alain Maron fuit ses responsabilités en créant une commission délibérative, composée d’un panel de citoyens et de parlementaires. Les citoyens auront 4 jours pour débattre de la question des normes, un sujet technique. Le ministre bruxellois Ecolo leurre les citoyens en leur faisant croire qu’ils auront leur mot à dire.

A Bruxelles, les normes sont plus de 2 fois plus strictes qu’en Wallonie et 50 fois plus strictes que celles préconisées par l’OMS. Cependant, nous ne le répèterons jamais assez, le développement de la 5G doit se faire dans le strict respect du principe de précaution en matière de santé. Il faut rappeler qu’aucune étude scientifique n’a pu démontrer concrètement que la technologie 5G était nocive pour la santé publique. Les études doivent se poursuivre avec une attention particulière pour les personnes sensibles aux ondes. Le groupe MR au Parlement bruxellois a d’ailleurs déposé un texte au Parlement bruxellois en vue de créer un « Fonds de prévention des risques sanitaires liés à l’exposition aux ondes électromagnétiques ».

Enfin, une smart city dépend de la capacité des citoyens à s’approprier le numérique. Si les technologies de pointe ne sont pas mises à disposition, les citoyens ne peuvent se les approprier.

Faire de la Région bruxelloise une oasis déconnectée dans un monde hyperconnecté est une responsabilité qui pourrait s’avérer criminelle en cas de nouvelle crise, et totalement dénuée de solidarité avec le groupes les plus vulnérables de sa population, pour qui la téléphonie mobile est un vecteur d’opportunités, et qui seront les premiers à pâtir de la fuite des emplois, des capitaux et des cerveaux d’une Région déconnectée.

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