Depuis plus d’un an, la thématique de la santé fait la une des médias quotidiennement. Dans ce contexte de pandémie mondiale, le gouvernement fédéral a d’ailleurs placé cet enjeu à la première place de ses priorités.

Tout d’abord, il faut rappeler que notre système de soins de santé, même s’il est perfectible, figure parmi les meilleurs en Europe, notamment en raison de son accessibilité. Aujourd’hui, il est cependant mis sous pression par les évolutions démographiques et technologiques. Il faut donc en permanence l’améliorer et l’adapter aux nouveaux besoins des patients. Le MR croit au progrès apporté par le développement de l’E-Santé. Mais il faut également tirer les leçons de la pandémie de Covid-19.

Un soutien au personnel et l’encouragement des vocations

Il s’agit d’abord de soutenir le personnel et d’encourager les vocations. C’est pourquoi le gouvernement fédéral dont fait partie le MR a commencé la législature avec un financement complémentaire significatif des soins de santé, en plus de la norme de croissance légale. Le fonds blouses blanches prévoit ainsi un budget de 402 millions d’euros pour financer la création d’emplois pour le personnel de santé, l’amélioration des conditions de travail du personnel de santé et la formation des infirmières et infirmiers. En outre, un accord social a été conclu en vue de parvenir à une rémunération correcte, une réduction de la charge de travail et davantage de formation permanente.

Une politique de prévention ambitieuse

La pandémie de Covid-19 a également démontré que les comorbidités (hypertension, diabète, obésité) jouaient un rôle très important dans la gravité de la maladie et le risque de mortalité. Pour le MR, il faut donc à l’avenir mettre davantage l’accent sur la prévention, une tâche qui doit être réalisée en collaboration avec les entités fédérées, notamment pour ce qui concerne les maladies chroniques. Cela passe par l’encouragement des examens de contrôle préventifs (soins dentaires, soins diététiques, soins de santé mentale patients à risque, etc.) ou par une stratégie contre la mauvaise alimentation. Une politique anti-tabac volontariste et globale doit également se poursuivre. Pour cette politique de prévention, le MR mise sur la responsabilisation plutôt que l’interdiction, notamment via la politique des prix, l’étiquetage, le soutien à la pratique sportive etc. Le personnel de soins de première ligne (médecins généralistes notamment) joue évidemment ici un rôle de premier plan.

Une meilleure prise en compte de la santé mentale

Grâce au MR, la santé mentale a récemment été prise en compte dans la gestion de la crise sanitaire. Ce n’est pourtant pas neuf : le stress ou le burn-out ont un coût social très élevé. Le MR attache beaucoup d’importance à la qualité de vie et à la conciliation harmonieuse entre la vie privée et la vie professionnelle. Il s’agit ici d’accompagner les employeurs de cette démarche et de mieux soutenir les travailleurs. Le gouvernement fédéral a débloqué des moyens importants pour les soins de santé mentale, en assurant notamment un meilleur remboursement des aides psychologiques.

Le coût des médicaments maîtrisé

Enfin, le coût des soins de santé doit être maintenu sous contrôle. La Belgique fait toujours partie des pays présentant les taux de prescription les plus élevés, ce qui se traduit par une consommation de médicaments supérieure à celle des pays voisins, notamment d’antibiotiques, d’antidépresseurs et de médicaments pour les problèmes de sécrétion d’acide gastrique. Le MR soutient les politiques visant à encourager les prescripteurs à prescrire moins, mieux et à recourir plus massivement aux médicaments bon marché.