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Interdiction de la vente de capsules de protoxyde d’azote au moins de 18 ans

Le MR fait adopter l’interdiction de la vente de capsules de protoxyde d’azote au moins de 18 ans sur l’ensemble du pays

L’utilisation problématique et détournée des capsules de protoxyde d’azote est connue depuis longtemps. Prisé notamment par une partie de la jeunesse, ce gaz bon marché et en vente libre, provoque une distorsion des perceptions, des effets hallucinatoires et, lorsqu’il est inhalé, peut également provoquer des atteintes graves à court et long termes sur la santé.

La proposition de loi portée par le MR en Commission de la Santé vise à baliser strictement sa vente.

« Interdire la vente des capsules de protoxyde d’azote aux personnes de moins 18 ans est une étape clé pour lutter contre la banalisation de sa consommation », explique Caroline Taquin, députée fédérale. « Les dégâts potentiels pour la santé sont alarmants, la vente libre de ce gaz ne pouvait plus être tolérée. Nous avons également adopté des dispositions obligeant les fabricants à mentionner la dangerosité du produit sur chaque contenant. Avec cette proposition de loi, des sanctions pourront être prises contre les contrevenants dont le comportement constitue parfois un trouble à l’ordre public. »

Il n’est en effet pas rare de retrouver des cartouches métalliques de protoxyde d’azote sur la voie publique, dans les rues, les parcs ou encore les parkings, stigmates de soirées festives provoquant bien souvent nuisances et désagrément pour les riverains. De nombreux bourgmestres et chefs de corps du pays prennent des mesures de sécurité et de salubrité pour faire face à ce phénomène. « Il fallait prendre la mesure du problème au niveau fédéral en modifiant la loi pour adopter un cadre légal clair, proportionné et uniforme sur l’ensemble du pays. Je me réjouis que nous puissions ainsi mieux protéger la santé des jeunes parfois mal informés ou sous-estimant l’importance des impacts sur leur santé à court et long terme ! » conclut Caroline Taquin.

Le texte, adopté en commission santé à une large majorité, sera débattu en séance plénière la semaine prochaine.