Denis DUCARME a présenté au « Kern + 10 » trois nouvelles mesures sociales dont un subside supplémentaire de 15 millions d’euros en faveur des CPAS et une mesure de soutien aux étudiants bénéficiaires du RIS. Elles devraient être adoptées lors du Conseil des ministres de ce samedi. Le Ministre de l’Intégration sociale annonce par ailleurs travailler sur de nouvelles mesures avec sa collègue Nathalie MUYLLE, en charge de la lutte contre la pauvreté.

Le Ministre de l’Intégration sociale, Denis DUCARME : « La crise sanitaire du Coronavirus est la pire qu’ait connu notre pays depuis la Seconde guerre mondiale. Il est évident que celle-ci a aussi un impact considérable sur les groupes vulnérables tels que les familles monoparentales ou les sans-emplois mais aussi sur toute une série de personnes qui, avant la crise, ne bénéficiaient pas d’une aide des CPAS, tels que des intérimaires ou encore des travailleurs issus de l’économie collaborative. Je tiens d’ailleurs à souligner le travail exceptionnel des associations de terrain et des CPAS en cette période difficile. »

Pour Denis DUCARME, la situation implique une réponse sociale : « Après avoir débloqué rapidement une aide de 3 millions d’euros en faveur des CPAS dans le cadre de l’aide alimentaire, il est essentiel de continuer à prendre les mesures nécessaires pour amplifier le soutien à leurs bénéficiaires. C’est le sens des trois mesures soumises au Conseil des ministres. Il y aura bien une réponse sociale aux conséquences de la pandémie à laquelle est confronté notre pays. Le travail se poursuit en ce sens avec ma collègue Nathalie Muylle ainsi qu’avec nos collègues en charge des matières sociales dans les entités fédérées qui entendent bien entendu aussi prendre leurs responsabilités à ce niveau. »

La Ministre en charge de la lutte contre la pauvreté, Nathalie MUYLLE : « Avec la Task Force groupes vulnérables, nous cherchons des solutions pour les personnes qui risquent de passer à travers les mailles du filet. Nous libérons 15 millions d’euros de ressources supplémentaires pour les CPAS, afin qu’ils puissent mieux répondre aux nombreuses demandes d’aide qu’ils reçoivent. En outre, nous permettons à des groupes tels que les étudiants boursiers et les bénéficiaires du revenu d’intégration de gagner davantage, notamment en travaillant dans l’agriculture et l’horticulture. Dans la période à venir, nous examinerons quelles mesures supplémentaires doivent encore être prises. »

Une aide complémentaire de 15 millions d’euros en faveur des bénéficiaires du RIS :

Ce montant a été évalué sur base d’une projection validée par le SPP Intégration sociale en prenant en compte l’augmentation des besoins projetés des CPAS.

Il permettra concrètement de fournir une aide sociale complémentaire aux bénéficiaires du RIS, en ce compris des nouveaux groupes cibles qui, suite à la perte d’un emploi, se retrouvent dans l’incapacité de payer leur loyer, leurs factures énergétiques mais également les frais liés à l’éducation des enfants, les frais d’assurances, etc.

Cette mesure permettra également aux étudiants bénéficiaires du RIS de se doter du matériel indispensable pour passer leurs examens avec le matériel adéquat vu le maintien des mesures de confinement.

Une mesure de soutien pour les étudiants boursiers bénéficiaires du RIS :

Le Conseil des ministres doit aussi se pencher sur une mesure de soutien aux étudiants bénéficiaires du RIS en leur permettant de travailler davantage pour compléter leur revenu d’intégration sociale.

Jusqu’ici, les étudiants boursiers bénéficiaires du RIS disposaient d’un plafond de revenu complémentaire inférieur à celui des étudiants non-boursiers. Concrètement, le montant mensuel complémentaire exonéré d’un non-boursier s’élève à 253,88 euros, contre 70,81 euros par mois pour un étudiant boursier.

La mesure soumise aujourd’hui au Conseil des ministres prévoit que ces derniers pourront travailler davantage et bénéficier d’un plafond identique d’exonération socioprofessionnelle.

Concrètement, ils pourront donc gagner jusqu’à 253,88 euros en plus par mois sans être impactés sur leur RIS.

Travail saisonnier autorisé pour les bénéficiaires du RIS

Enfin, une mesure spécifique analogue devrait être adoptée afin de permettre aux bénéficiaires du RIS d’occuper des emplois saisonniers sans plafond de revenu et au moins jusqu’au 30 juin 2020, à l’instar de ce qui prévaut pour les salariés en chômage temporaire ou des indépendants bénéficiant du droit passerelle (revenu de remplacement dont peuvent bénéficier les indépendants impactés par le COVID19).

Le Ministre de l’Intégration sociale Denis DUCARME et sa collègue Nathalie MUYLLE, en charge de la lutte contre la pauvreté, continuent par ailleurs à travailler ensemble à de nouvelles mesures complémentaires.