Nous sommes toutes et tous lassés du coronavirus. La fatigue psychologique se fait sentir et une partie de la population décroche, soit en s’isolant complétement, se privant même de ce qui est autorisé, soit en rejetant violemment les mesures et les règles.

C’est pourquoi le MR accorde une grande importance à la santé mentale. Plusieurs de nos parlementaires vont prochainement déposer des propositions en la matière.

Mais pour le président du MR Georges-Louis Bouchez, il est surtout important de rappeler que les mesures liberticides ne doivent pas survivre à la pandémie. Elles doivent disparaître dans la minute. C’est un message important pour nous, qui sommes attachés par définition aux libertés. L’exceptionnel ne peut en aucun cas devenir la normalité.

Nous avons déjà obtenu la réouverture des métiers de contact. Il faut maintenant continuer à donner des perspectives aux Belges, en se focalisant sur les chiffres des hospitalisations, et particulièrement les chiffres d’occupation des soins intensifs, qui sont meilleurs. Le MR souhaite inverser le point de vue : jusqu’ici, on pensait que la fermeture était la norme et l’ouverture l’exception. Mais dans un état de droit l’ouverture est la norme et si on ferme on doit expliquer pourquoi.

Notre député Charles Gardier s’est exprimé avec passion et conviction sur la question en interpellant la ministre la culture Bénédicte Linard, au parlement de la Fédération-Wallonie-Bruxelles.

Lisez ici son intervention :

« Relancer l’Horeca, les lieux de culture, le sport, l’événementiel c’est essentiel »

Il faut que l’on respire !!!

Quand j’étais petit, je faisais de la natation, et on m’entraînait à faire de l’apnée, pour voir combien de temps je pouvais tenir sous l’eau.

Les premières secondes, c’est facile l’apnée.

Ce sont les dernières secondes qui sont interminables. Les poumons brûlent. On a l’impression qu’on va mourir.

Bon nombre de nos concitoyens en sont là, l’asphyxie est proche.

Je voudrais qu’on ait ça à l’esprit plus que jamais. Nous n’avons pas tous le même souffle.

Il faut qu’on respire !!!

Nos compatriotes ont un besoin criant de l’humain, de rencontrer, de croiser, de toucher, d’échanger avec d’autres humains.

Ce besoin est sans doute minimisé.

Mais la crise et le confinement entraîne un oubli progressif de la notion de plaisir, une asphyxie psychique.

L’espace du rêve se réduit.

Je pense qu’il faut craindre des conséquences à long terme de cet état d’enfermement.

Des spécialistes constatent une augmentation importante des cas de détresse psychologique, d’angoisse chronique ou d’états dépressifs. Mais le pire disent-ils est sans doute celles et ceux qui se cachent, s’enferment sur eux-mêmes et qui ont perdu toute perspective ou n’ont plus de sens de l’avenir. De plus en plus de personnes s’auto-confinent psychiquement.

L’espace du rêve s’amoindrit.

Des spécialistes évoquent la nécessité d’une réanimation psychique.

Rouvrir les lieux de rencontres sera essentiel pour ranimer la flamme. Ce n’est pas du tout accessoire !!!

J’en appelle à une réanimation psychique car pour bon nombre de personnes l’asphyxie psychique est proche.

Cela touche toutes les catégories de population et particulièrement les jeunes.

Je suis en contact journellement avec le milieu artistique, mes amis de l’Horeca et de l’événementiel, du milieu sportif et folklorique et tout simplement des citoyens qui me racontent leurs difficultés et parfois leurs souffrances…

C’est pourquoi je pense que ce que j’ai écrit ici je devais le faire pour eux qui se sont confiés à moi et plus largement parce que cette prise de conscience collective passe par chacune et chacun d’entre-nous.

Je devais faire ma part du colibri

Et puis moi aussi je commence à sentir les effets de cet apnée très longue ».

Pour revoir son intervention au parlement de la Fédération-Wallonie-Bruxelles en vidéo, c’est ici