Ce dimanche 14 juin 2026, le Mouvement Réformateur se réunissait pour célébrer les 180 ans du Parti libéral belge, fondé le 14 juin 1846. Une date qui coïncidait cette année avec la Fête des Pères, ce que le président Georges-Louis Bouchez n’a pas manqué de souligner, en saluant au passage nos « Pères fondateurs ».
À cette occasion, le Président a prononcé un discours sur ce qui fait la singularité et la force du libéralisme : une philosophie exigeante, fondée sur le respect de l’individu, la rationalité du débat et la responsabilité de chacun dans la construction collective. Une philosophie qui, contrairement à d’autres, n’a jamais été renversée par les peuples qui l’ont adoptée, parce qu’elle correspond à l’ADN profond de chaque être humain.
Il a également nommé sans détour les trois dangers qui menacent aujourd’hui notre démocratie : l’individualisme forcené, le radicalisme religieux et l’extrémisme politique. Et réaffirmé la ligne du MR : neutralité de l’État, refus de toute compromission avec les extrêmes, priorité donnée à l’argument sur l’insulte.
Enfin, il a appelé à la mobilisation de toutes et tous pour les trois années à venir : réformer avec courage, expliquer sans relâche, et aborder 2029 avec la fierté de ceux qui auront eu le courage de prendre leurs responsabilités.
Retrouvez ci-dessous l’intégralité du discours du Président Georges-Louis Bouchez prononcé le 14 juin au Palais des Académies
Bonjour à toutes, bonjour à tous, merci pour votre accueil, merci également aux témoignages qu’on vient d’entendre parce que je crois que ça a dû susciter chez vous, peut-être pas la même émotion, mais en tous cas une émotion, une réflexion, un engagement également, c’était des mots importants. Et ce que nous voulions justement ce matin pour célébrer les 180 ans de notre formation politique, ça n’était pas d’enchaîner des discours politiques, c’était de voir le libéralisme et la liberté dans son quotidien, avec toutes celles et tous ceux qui portent cette belle philosophie chaque jour. Alors aujourd’hui, on me disait « c’est un peu particulier d’organiser un tel événement le jour de la fête des Pères ». Mais finalement, et j’en profite pour souhaiter une bonne fête des Pères à tous ceux qui ont la chance de l’être dans cette salle, mais finalement, est-ce qu’il y a une plus belle journée pour célébrer nos Pères fondateurs ?
Il y a 180 ans, jour pour jour, on a eu une poignée de gens, souvent des hommes, malheureusement à l’époque, on s’est perfectionnés par après, puisqu’aujourd’hui nous avons autant de ministres féminins que masculins, eh bien, ils se sont réunis pour porter un idéal, un idéal politique. Et 180 ans plus tard, la question qu’on doit se poser, c’est de savoir s’ils seraient fiers de ce qu’ils ont construit. Alors, je pense qu’on peut déjà les rassurer sur un point, c’est que la philosophie libérale est la seule philosophie politique dans l’histoire de l’humanité qui a fonctionné. C’est la seule. Aujourd’hui, nous avons des gens qui se revendiquent de toute une série de philosophies politiques qui ont causé des millions de morts, qui ont créé de la pauvreté, qui ont amené à des conflits, qui ont en tout cas toujours été rejetés par les populations. Le seul régime politique qui n’a jamais donné lieu à un renversement par le peuple et donc un rejet, c’est le modèle libéral. C’est le modèle libéral qui, pourtant, est si exigeant. Parce qu’aujourd’hui, on pourrait s’interroger pourquoi cette philosophie qui a fonctionné, celle qui a donné et porté tant de fruits, que je développerai par après, est à ce point critiquée. Elle est critiquée, elle est vilipendée, elle est attaquée parce qu’elle est exigeante. Elle est exigeante parce que la philosophie libérale, c’est la philosophie du respect. Et c’est dur d’avoir du respect quotidiennement. Parce que le respect, il se traduit par le fait de s’adresser à l’intelligence de l’individu. Ne pas se laisser aller à tomber dans les sentiments, dans l’impulsion, dans le moment où le propos est un peu facile. C’est celui qui consiste à toujours s’adresser à son interlocuteur sur la base d’arguments rationnels. Alors, ça ne porte pas toujours chance, puisque figurez-vous que Socrate a été tué pour ça. Et donc oui, parfois, continuer à avoir des raisonnements rationnels face à l’irrationalité de nos sentiments est un dur labeur qui peut générer chez certains de la haine. De l’opposition, de la caricature. Mais on ne peut être qu’un fier et digne libéral que si on conserve cette exigence de respect qui se traduit dans l’intelligence et la clarté ainsi que la rationalité du propos.
C’est une philosophie qui est aussi exigeante parce que c’est celle de la responsabilité. C’est celle qui consiste à penser qu’une société ne peut pas se construire grâce à l’État, mais grâce à chacune et chacun d’entre vous. C’est une philosophie qui ne vous dit pas qu’on va s’occuper de vous. C’est une philosophie qui vous dit de vous engager, de faire chacune et chacun, et c’est la raison des trois témoins que nous avons choisis aujourd’hui, de faire chacune et chacun ce que vous pouvez pour améliorer le monde. Ça peut être parfois des toutes petites choses, simplement travailler, aider sa famille, aider son voisin. Ça peut être aussi de constituer de grands combats. Nous sommes tous les acteurs de la société dans laquelle nous voulons vivre. Et ça, bien évidemment, ça n’est pas toujours populaire. Ce n’est pas toujours populaire que de dire à chacune et chacun que ce n’est pas un autre qui fait la société, mais que nous sommes tous des petites briques de ce grand ensemble. C’est également une philosophie exigeante car elle requiert du travail, qui est d’une certaine manière le corollaire et de l’intelligence et de la responsabilité. Effectivement, pour porter un propos construit, ça demande d’étudier, ça demande de travailler. Pour construire la société que l’on veut, ça demande de faire des efforts, de se lever tôt le matin, de parfois pas toujours obtenir le résultat que l’on veut, mais ne jamais perdre espoir, car on sait l’objectif que l’on poursuit.
Alors, vous allez me dire, si c’est ça le libéralisme, mais quelle philosophie aride ! Quelle philosophie compliquée ! Non, mesdames et messieurs, c’est la plus belle de toutes, parce que les fruits qu’elle porte sont les plus beaux. Ces fruits sont ceux qui nous permettent ce matin de nous réunir. Ces fruits, c’est avant tout la liberté. Alors, la liberté, tout le monde en parle un peu n’importe comment. Mais pourquoi le libéralisme a fonctionné ? Parce que le libéralisme correspond profondément à l’ADN de chaque être humain. Si vous laissez un enfant, que va-t-il faire ? Il va faire exactement tout ce que vous ne voulez pas. Je suis en plein exercice sur le sujet. Il va courir partout, il va tester tout ce que vous ne voulez pas qu’il teste, et surtout, quoi que vous lui disiez, il choisira sa vie. C’est exactement pour ça que jamais une population ne s’est soulevée contre un régime libéral. Jamais. Bien évidemment, on peut gagner ou perdre des élections, mais jamais de façon violente. Pour une raison qui est simple, c’est que vous voulez tous être libres, parce que votre conception de la vie n’est pas la mienne, et tant mieux. Votre volonté… n’est pas la même que la mienne, et heureusement. Mais par contre, nous avons en commun le fait que nous souhaitons que personne ne nous dicte ce que nous avons à faire. Et ça, c’est la plus belle promesse de la philosophie libérale, cette capacité à faire des choix.
Alors, ces choix, bien évidemment, débouchent sur une obligation qui est aussi un des fruits de la société libérale, c’est celle de l’égalité des chances. Parce que quand on veut être libre, on ne veut pas être simplement l’égal de l’autre. On veut avoir l’égalité des possibles, la capacité de pouvoir choisir sa vie. Mais vous ne voulez pas la vie de votre voisin. Et je pense d’ailleurs que votre voisin ne veut pas votre vie, sinon il l’aurait prise. L’égalité des chances, c’est ce qui permet, à travers la culture, à travers l’enseignement, de pouvoir s’épanouir, d’obtenir les outils pour choisir sa vie. Alors on ne va pas vous dire le choix que vous devez faire, mais on doit faire en sorte que quels que soient les choix que vous posiez, vous ayez les outils d’y répondre. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui je voudrais saluer le travail de l’une d’entre nous, parce que oui, l’enseignement est la pierre angulaire du projet libéral. Vous ne pouvez pas vous dire libéral si vous ne souhaitez pas que chaque enfant obtienne les compétences de base. On ne peut pas se dire libéral si on veut la liberté pour soi, mais qu’on ne donne pas la capacité aux autres de pouvoir en bénéficier. Alors aujourd’hui, si on veut aider l’enseignement, il faut renforcer l’autorité, parce que c’est une règle fondamentale si on veut avoir la discipline et le sens des responsabilités. Il faut renforcer également l’exigence, parce qu’on doit préparer les jeunes générations à affronter un monde qui n’est pas toujours simple, mais qui est rempli d’opportunités. Mais on doit aussi et surtout, et c’est certainement une des lignes conductrices de notre action politique, faire en sorte que cette école soit de qualité aujourd’hui, mais aussi demain. Et donc oui, mesdames et messieurs, la responsabilité, c’est de continuer à garantir un financement de cet enseignement. C’est de continuer à garantir une organisation qui est tenable. C’est de faire en sorte de préparer l’enseignement aux défis du futur, qu’ils soient à la fois technologiques, mais aussi ceux, par exemple, de dénatalité ou d’apprentissage de nouveaux métiers. Alors oui, faire ces choix est parfois compliqué. Faire ces choix ne rend pas toujours populaire à l’instant. Mais faire ces choix fait la grandeur, la dignité et le sens des responsabilités que tout responsable politique devrait avoir. C’est la raison pour laquelle je vous demande vraiment d’applaudir très chaleureusement Valérie Glatigny. À ce titre, je voudrais dire aux enseignants à quel point ils sont essentiels, à quel point ils ont tout notre respect, à quel point notre porte sera toujours ouverte. Car les enseignants sont sans aucun doute les femmes et les hommes qui ont la plus grande responsabilité dans ce pays, celle de former les nouvelles générations. Alors oui, peut-être effectivement que, et je ne suis pas aveugle et sourd, on peut avoir des différences, des divergences avec l’un ou l’autre. C’est le principe de la démocratie libérale. Mais à aucun moment, à aucun moment, il n’y aura un manque de respect, un manque d’écoute, un manque d’engagement pour ces femmes et ces hommes qui aujourd’hui ont le rôle, je le disais, le plus essentiel pour notre société et qui doivent être plus que jamais valorisés. Certains nous diront que tout cela n’est que des mots. Ce n’est pas des mots. On a continué tout au long de ces mois d’expliquer et nous continuerons à le faire, de rencontrer. Et c’est vraiment le message que je veux faire passer. C’est que nous le ferons, quel que soit le lieu, quel que soit le moment. Parce que cette exigence de respect que j’évoquais, elle doit justement nous amener à faire comprendre à chacune et chacun pourquoi ces décisions sont prises. Et ne jamais hésiter aussi à pouvoir en amener de nouvelles, à pouvoir ouvrir l’horizon, mais toujours à faire en sorte qu’il y ait du respect entre les interlocuteurs.
Le troisième fruit de cette philosophie libérale, c’est la création de richesses partagées. Parce que vous entendez souvent l’argument selon lequel finalement, il n’y en aurait que pour les riches. Figurez-vous qu’il y a 180 ans, si la richesse avait été une assiette, le tour de cette assiette aurait été de 23 cm. Si aujourd’hui la richesse devait être mise dans une poêle, parce qu’il n’y a pas d’assiette de cette taille, la poêle ferait plus de 30 mètres. La richesse depuis 180 ans, au niveau mondial, a été multipliée de plus de 100. Alors on pourrait dire, mais cette richesse n’a profité qu’à quelques-uns. Nous avons réduit comme jamais dans l’histoire de l’humanité la grande pauvreté. Nous avons fait en sorte que chacune et chacun, dans les pays qui appliquent la philosophie libérale, a accès à l’enseignement gratuit. C’est l’espérance de vie la plus élevée de l’histoire de l’humanité, c’est le niveau de richesse médian et moyen le plus important, la Belgique étant un des pays les plus égalitaires de la planète. La mondialisation libérale, tant décriée, a fait en sorte que dans certains pays comme la Chine, où 54% des gens vivaient avec moins de 3 dollars par jour en 2000, aujourd’hui, en 2026, plus personne en Chine n’est dans cette situation. Nous avons fait en sorte, avec cette philosophie libérale, d’augmenter le savoir, d’augmenter la technologie, d’augmenter les conditions de santé, aussi dans nos pays. Car je sais qu’il n’est pas populaire de le dire. Mais l’application de l’économie libérale, ouverte, mondialisée, a permis aussi en Belgique de doubler le pouvoir d’achat depuis 1990. Alors, est-ce qu’aujourd’hui des gens continuent à avoir du mal ? Est-ce que des gens souffrent ? Bien évidemment. Et mon propos ne vise certainement pas à amoindrir ces réalités. Est-ce que le travail est suffisamment récompensé ? Ce n’est pas le cas. Mais c’est la raison pour laquelle nous travaillons chaque jour pour continuer à améliorer les conditions, pour continuer à renforcer la liberté, pour continuer à faire en sorte de travailler à notre prospérité et notre croissance, qui est un vecteur essentiel pour améliorer la vie de chacune et chacun.
Alors, bien évidemment, vous me direz pourquoi évoquer la question de cette richesse qui aurait augmenté ces dernières années, simplement pour rappeler un élément, c’est que si notre modèle exige des réformes, ce serait une erreur folle que de le mettre à la poubelle. Ce serait une erreur historique que de vouloir succomber aux sirènes des trois dangers qui aujourd’hui sont des poisons au sein de notre société. Ces trois dangers sont ceux de l’individualisme forcené, du radicalisme religieux et de l’extrémisme politique. Car oui, en tant que libéral, nous avons le devoir de rappeler qu’une société libérale n’est pas celle de l’individualisme à tout crin. Une société libérale dans la tradition belge est celle qui crée les conditions de la liberté pour chacun et qui demande à tous, à ce titre, de renoncer à quelques principes individuels pour favoriser une vie collective qui développe le bien-être pour tous. Il ne faut pas croire que dans la philosophie libérale, c’est le chacun pour soi. C’est une vision radicale qui n’a strictement rien à voir avec notre formation politique, qui n’a strictement rien à voir avec la tradition de nos pères fondateurs qui, comme vous l’avez vu dans le film introductif, ont été les premiers à organiser la régulation la plus légère, la plus efficace possible, mais la plus indispensable, si on veut que l’égalité des chances puisse être une réalité. Le poison également aujourd’hui du radicalisme religieux. Et je suis fier, mesdames et messieurs, d’être à la tête d’un parti, du dernier parti francophone, à véritablement défendre la neutralité de l’État. Le libéralisme n’est pas contre les religions, mais le libéralisme, exactement dans l’application de cette lutte contre l’individualisme forcené, le libéralisme sait que pour que chacun ait une liberté religieuse, l’État doit faire en sorte de ne pas en avoir. Le libéralisme sait que pour que chacun puisse exercer son culte, l’État doit faire en sorte de n’en favoriser ni d’en pénaliser l’un ou l’autre. C’est la raison pour laquelle, plus que jamais, nous devons lutter pour que notre État n’ait ni orientation philosophique, ni orientation politique et encore moins d’orientation religieuse, mais soit uniquement conduit par l’État de droit. Le droit, cette règle qui s’applique à chacune et chacun, cette règle qui est le fruit d’un consensus social, cette règle qui est l’expression d’une volonté sociétale. Alors, bien évidemment, ce radicalisme religieux est aujourd’hui un des trois dangers qui, et c’est une particularité de ces poisons, renforce les autres. Aujourd’hui, le radicalisme religieux est un moteur pour certains extrémismes politiques de droite. De considérer que l’autre serait un danger, notre formation politique n’a jamais et ne succombera jamais à de telles tentations. Notre formation politique érige autant la liberté d’expression qu’elle fixe à tout jamais le fait de ne pas collaborer, ni avec l’extrême droite, ni avec l’extrême gauche. Nous ne l’avons jamais fait, que ce soit de façon structurelle ou de façon ponctuelle, et nous ne le ferons jamais. Pour les libéraux, obtenir même une majorité ponctuelle d’un tiers pour renvoyer un texte au Conseil d’État ou voter un point qui nous tient à cœur comme la suppression du Sénat ne peut se faire avec les extrémistes. Car quand vous permettez aux extrémistes de faire basculer des majorités parlementaires, vous mettez le doigt dans un engrenage dont on ne se relève jamais. Vous faites d’eux les maîtres du jeu. Et j’ai bien dit les extrémismes. Car aujourd’hui, l’extrémisme de droite désigne l’étranger comme la menace. L’extrémisme de gauche désigne le riche, celui qui ne pense pas comme eux, celui qui aurait le malheur de ne pas adhérer à leur thèse collectiviste. Alors oui, ces deux philosophies, et je le réaffirme ici, doivent être mises sur un pied d’égalité. Ces deux idéologies sont totalement mortifères. Ces deux idéologies fonctionnent avec la même logique, celle de la désignation d’un autre, un autre qui serait le porteur de tous les maux, cet autre que l’on pourrait dénigrer, combattre et qui, comme un effet magique, améliorerait votre vie. Une société heureuse ne se construira jamais avec un groupe qui combat un autre. L’histoire l’a suffisamment montré. Une société heureuse est celle qui considère l’individu non pas par ses origines, non pas sur une question de religion, non pas sur une couleur de peau. Une société heureuse, c’est celle qui considère l’individu dans ce qu’il exprime, dans ce qu’il fait, dans sa différence.
C’est la raison pour laquelle, mesdames et messieurs, nous devrons être extrêmement forts et courageux. Car je ne vais pas vous cacher que ces derniers temps, je suis assez sidéré par le manque de respect et d’intelligence dans le débat public. Assez sidéré par l’absence de prise de responsabilité de certains, assez sidéré par le manque de travail d’autres. Parce qu’aujourd’hui, quand on traite de fascistes à tout bout de champ, quand on refuse le débat, quand l’insulte prend la place de l’échange rationnel d’arguments, on fait une autoroute à ces extrêmes. Alors, sur le long terme, je vous dirais que je ne suis même pas inquiet, parce que ces extrêmes finissent toujours par s’autodétruire. Ils grandissent, grandissent, grandissent, et puis se mangent eux-mêmes. Mais quels seront les dégâts entre-temps ? C’est pourquoi, mesdames et messieurs, nous avons une responsabilité qui est très présente, celle dans les trois prochaines années de continuer à faire les réformes, les réformes courageuses. Celle aussi, dans cette même période, chaque jour, d’aller expliquer, d’aller convaincre. Parce que, je vous l’ai présenté, notre philosophie politique est exigeante. Elle doit être expliquée. Elle doit être démontrée. Elle se démontre d’ailleurs chaque jour par ses résultats. Mais pour cela, mesdames et messieurs, il faudra la mobilisation de chacun. Parce que ma conviction aujourd’hui, c’est que le mouvement libéral, le mouvement libéral est plus que jamais indispensable au pays. Ça tombe bien, parce que 180 ans plus tard, le mouvement libéral n’a jamais été aussi fort. Nous sommes présents dans tous les gouvernements. Le centre de gravité du débat politique en Belgique, et en particulier en Belgique francophone, tourne autour de nous. C’est un immense honneur, mais c’est aussi une très grande responsabilité.
Alors ne gâchons pas ce moment. Ne nous laissons pas aller dans la facilité. Ne nous laissons pas emporter par le bruit. Le bruit ne reste que du bruit. Mais nous devons suivre notre projet. Nous devons être fidèles à notre exigence. Nous devons travailler, travailler et travailler encore plus. Parce qu’en 2029, nous devons avoir une Belgique réformée. Et en 2029, mesdames et messieurs, je vous l’annonce, nous gagnerons les élections. Nous gagnerons les élections parce que je suis certain que les gens sauront reconnaître ceux qui ont eu le courage de prendre leurs responsabilités, ceux qui auront eu le courage d’avoir un projet de société cohérent et constant, ceux qui auront eu le courage de porter la responsabilité au service de la liberté. Un joyeux anniversaire à toutes et à tous. Soyez fiers d’être des libéraux !
Puisqu’on est au moment des réjouissances. On va célébrer le gâteau, mais il y a un deuxième anniversaire qu’on va célébrer aujourd’hui. C’est celui de l’une de nos ministres, Anne-Catherine Dalk, qui a bien évidemment droit à un petit bouquet de fleurs. Donc je l’invite à me rejoindre. Alors… Je ne veux pas qu’il y ait de confusion. Elle est née le même jour que le Parti libéral, mais pas la même année. Parce que ce matin, dans les groupes WhatsApp du MR, c’était pas très clair. Donc voilà, vous voyez que c’est l’une de nos plus jeunes ministres. Et on peut l’applaudir bien fort, puisqu’elle a une tâche essentielle auprès de nos agricultrices et agriculteurs. J’invite également à me rejoindre Frédéric Deguct pour couper le gâteau. Et alors, si vous voulez profiter du gâteau, il y a des portions à la sortie. Donc rassurez-vous, on ne le garde pas pour nous, parce que la philosophie libérale est aussi généreuse. Bonne fête des Pères, un très bon dimanche à toutes et à tous. Merci beaucoup.



