Le Mouvement Réformateur a célébré ce 14 juin 2026 les 180 ans du Parti libéral belge, au Palais des Académies à Bruxelles. Un moment à la fois symbolique et politique, pour rappeler d’où vient le libéralisme… et où nous voulons aller.
Le point de départ remonte au 14 juin 1846, à l’Hôtel de Ville de Bruxelles. Des figures comme Charles Rogier ou Walthère Frère-Orban y posent les bases du Parti libéral. Depuis, les libéraux ont marqué l’histoire du pays : enseignement, institutions financières, lois sociales, suffrage universel. « 180 ans plus tard, les empires sont tombés, les régimes ont changé et le libéralisme est toujours debout. »
En ouverture, Boris Dilliès a recentré le débat sur les fondamentaux. « Le libéralisme est avant tout une philosophie de la tolérance. La liberté ne vaut que si elle s’accompagne du respect de l’autre. » Il rappelle aussi une idée clé : « On ne peut redistribuer durablement que ce qui a d’abord été créé. » Et souligne au passage le travail de Valérie Glatigny, saluant « une réforme fondamentale pour l’avenir de nos enfants ».
Même ligne chez Frédéric De Gucht, président de l’Open VLD, qui appelle à l’unité. « Le libéralisme n’est pas une leçon d’histoire. C’est une boussole vivante pour l’avenir. » Face aux défis actuels, il met en garde : « Si nous restons divisés, nous perdrons chaque centimètre. » Mais selon lui, un front libéral uni peut faire la différence : « On gagne ce combat ensemble, ou on perd individuellement. »
Trois intervenants sont ensuite venus illustrer concrètement ce que signifie défendre la liberté aujourd’hui. La sociologue iranienne Mahnaz Shirali a dénoncé la répression dans son pays : « Comment est-ce possible qu’on laisse mourir les jeunes ans soutenir leur lutte pour la liberté ? » L’ambassadeur ukrainien Mykola Totchivski a rappelé la réalité de la guerre : « La liberté est une réalité fragile qu’il faut protéger chaque jour. » De son côté, l’entrepreneur Eric Domb a insisté sur le courage : « Les sociétés déclinent lorsqu’elles manquent de courage. »
En clôture, le Président Georges-Louis Bouchez a insisté sur le fait que « La philosophie libérale est la seule qui a fonctionné », affirme-t-il, en s’appuyant sur l’évolution du niveau de vie et la baisse de la pauvreté. Il met aussi en garde contre « l’individualisme forcené, le radicalisme religieux et l’extrémisme politique », en réaffirmant : « Nous ne collaborerons ni avec l’extrême droite, ni avec l’extrême gauche. »
Enfin, il se projette déjà vers 2029 : « Nous gagnerons les élections parce que les gens sauront reconnaître ceux qui ont eu le courage de prendre leurs responsabilités. »



