Communiqués

Dans les médias : Gérard Deprez était l’invité politique de Matin Première

Il a fait le point sur les conclusions de la réunion du Conseil exceptionnel des ministres de la justice et de l’intérieur européens du 14 septembre consacrée aux flux migratoires. L’invité politique de Matin Première de ce mardi 15 septembre était Gérard Deprez. Il a fait le point sur les conclusions de la réunion du Conseil exceptionnel des ministres de la justice et de l’intérieur européens du 14 septembre consacrée aux flux migratoires ainsi qu’à la mise en œuvre des mesures visant à sauver des vies en mer et à améliorer la gestion des flux migratoires.

Le député européen MR constate que « les ministres se sont quittés sans être parvenus à un accord sur le partage équitable de 120.000 réfugiés, mais qu’il y a une deuxième chance possible.»

Pour Gérard Deprez, « les ministres et en particulier les ministres allemand et français, n’ont pas voulu forcer le destin. Ils auraient pu avoir une majorité. Cependant, une majorité quand il y a des gens qui sont à ce point opposés, ça peut être une rupture. Il était donc peut-être sage de ne pas risquer l’épreuve de force maintenant. Ainsi, on pouvait espérer que dans un mois, le 8 octobre, on arrivera à une solution équilibrée et solidaire. »

Une ébauche de stratégie globale

Gérard Deprez relève également qu’on assiste actuellement à une ébauche de stratégie globale. Un certain nombre de pays européens envisage la possibilité d’une intervention militaire contre le groupe terroriste État islamique en Syrie. Une action sera menée contre les passeurs (par le biais d’une augmentation des moyens de Frontex) et les “hotspots” seront bientôt mis en place. Ces centres provisoires permettront d’examiner et d’orienter les candidats réfugiés vers les pays d’accueil.

Par contre, l’eurodéputé fustige les mesures prises par la Hongrie : « Ce qui vient d’être fait est véritablement dangereux. Non seulement Orban met des barbelés aux frontières mais en plus il criminalise les migrants. (…) L’attitude de la Hongrie, sous la responsabilité de Monsieur Orban, me semble en voie de fascisation. »

Enfin, Gérard Deprez s’inquiète de la tendance à « l’égoïsme du nouvel arrivant ». On constate cela parmi les autres nouveaux pays de l’Europe de l’Est. Ces pays bénéficient de l’ensemble des mécanismes de soutien de l’UE. Malgré tout, au moment où il faut se montrer solidaires, ils renâclent. Or l’Europe n’est pas un tiroir-caisse dans lequel on peut puiser sans, à un moment donné, amener sa contribution. «  Je ne comprends pas bien leurs arguments, »  confie le député MR. « Pour être franc, je suis inquiet. »