Invitée de Matin Première ce mercredi, Cécile Neven est revenue sur l’incendie des Hautes Fagnes et, surtout, sur le travail engagé depuis le début de la législature pour préparer la Wallonie aux conséquences du changement climatique.

La Ministre wallonne de l’Énergie et du Plan Air-Climat a tenu à rappeler un élément essentiel : l’incendie des Fagnes ne constitue pas le point l’action. La politique climatique menée aujourd’hui repose sur deux chantiers complémentaires : réduire nos émissions et adapter notre territoire à un climat qui change déjà.

Sur le premier volet, celui de l’atténuation, le Gouvernement a remis le Plan Air-Climat Énergie (PACE) sur une trajectoire opérationnelle. Aujourd’hui, près des deux tiers de ses mesures sont engagées ou réalisées. L’objectif est de transformer les ambitions climatiques en résultats, notamment à travers la décarbonation de notre énergie, la rénovation du bâti ou encore la mobilité.

Mais l’autre grand chantier de la législature est celui de l’adaptation de la Wallonie. Bien avant les incendies de cet été, un travail scientifique de fond avait été lancé pour objectiver les vulnérabilités du territoire. Plus de 700 cartes ont été réalisées.

D’ici la fin de l’année, une vingtaine de mesures concrètes, planifiées et évaluables devront traduire cette expertise en décisions. Gestion de l’eau, aménagement du territoire, construction, protection des sols, résilience des infrastructures : l’objectif est d’intégrer durablement le risque climatique dans les politiques publiques qui façonnent la Wallonie.

Et c’est là que se situe la véritable réforme de fond. Il ne s’agit pas simplement d’adopter un nouveau plan climatique, mais de revoir les règles elles-mêmes. Des textes législatifs et réglementaires devront être adaptés dans plusieurs domaines pour que l’évolution du climat soit réellement prise en compte dans la manière de construire, d’aménager et de développer notre territoire.

Une démarche transversale et structurelle d’une telle ampleur n’avait encore jamais été menée en Wallonie en matière d’adaptation climatique. 

C’est un chantier moins visible qu’un coup de communication face à la crise, mais probablement l’un des plus structurants : faire évoluer durablement notre cadre de décision pour mieux anticiper les risques de demain.

« Entre la communication et l’action, je choisirai toujours l’action », a résumé Cécile Neven sur les ondes de La Première.

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