Économie & FiscalitéEurope & International

Le développement : priorité des relations belgo-congolaises

Par 2 mars 2015 Pas de commentaire

Ce jeudi 26 février, Didier Reynders était l’invité de Martin Buxant sur Bel RTL. Le ministre des Affaires étrangères a notamment évoqué la situation au Congo et la lutte face à l’État Islamique.

Durant sa visite au Congo, Didier Reynders a rencontré le Président Joseph Kabila et son gouvernement, ainsi que les différents partis d’opposition.

Les prochaines élections présidentielles et législatives auront lieu le 27 novembre 2016. Selon Didier Reynders, « nous devons voir comment accompagner le Congo pour que les élections puissent avoir lieu dans les meilleures conditions ».

Pour Didier Reynders, « le Président Kabila ne doit pas changer la constitution congolaise dans le but de se présenter une troisième fois aux élections ». Le ministre des Affaires étrangères demande que le Président respecte la constitution dans tous ses aspects.

Didier Reynders a notamment fait remarquer que la répression lors des manifestations avait été trop forte et disproportionnée. Des citoyens belges ont par ailleurs été arrêtés. Les droits humains ont d’ailleurs fait partie des nombreux thèmes que le ministre des Affaires étrangères a évoqué avec le Président, le ministre de l’Intérieur et le Premier ministre congolais.

Accompagné du ministre de la Coopération au développement Alexander De Croo, Didier Reynders constate que le développement au Congo se traduit par une croissance très forte qui pourrait bientôt atteindre les 10%. Le développement est l’axe majeur des relations belgo-congolaises.

Malheureusement, cette croissance ne profite pas à l’ensemble de la population. Pour Didier Reynders, « on doit faire en sorte que cette croissance retombe sur l’ensemble de la population congolaise et qu’elle s’accompagne de droits humains ». Selon Didier Reynders, « le Congo recèle des potentialités extraordinaires du point de vue économique ».

Didier Reynders affirme que « l’on doit regarder avec le gouvernement congolais et la communauté internationale comment s’engager davantage afin que la croissance soit inclusive et qu’elle puisse bénéficier à tous les Congolais ».

Au niveau international, Didier Reynders a évoqué la situation au Proche et Moyen-Orient : «  la solution ne viendra pas de Bachar el-Assad qui doit d’ailleurs, à terme, quitter le pouvoir ». Néanmoins, il faudra organiser une transition avec sa communauté.

Didier Reynders soutient les envoyés spéciaux des Nations Unies qui essaient de renouer des liens avec la Syrie en vue de lutter contre l’État islamique. «  On doit reprendre le chemin de Damas en essayant d’amener l’ensemble des nations autour de la table, dont la Russie et l’Iran », conclut Didier Reynders.