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Situation chez NLMK et des sites sidérurgiques wallons

Par 2 mars 2015 Pas de commentaire

Le Député MR a interpellé le Ministre Marcourt sur la situation du groupe NLMK et des sites sidérurgiques wallons. Et sa réponse ne plait pas à Olivier Destrebecq…

 Ce 24 février, j’ai interpellé le Ministre Wallon de l’Économie sur les restructurations chez NLMK et sur le devenir des sites wallons. Je juge la réponse du Ministre à la fois dramatique et scandaleuse.

Dramatique car les chiffres exposés sont de nature à glacer le sang. NLMK Europe a perdu 1,2 milliard d’euros depuis 2007 ; ce qui a conduit NLMK à se poser des questions quant à la pérennité de ses activités européennes.

Les actionnaires seraient à ce jour en pourparlers pour dégager des solutions visant à garantir la soutenabilité des activités européennes. En tant qu’actionnaire la région serait prête à investir des dizaines de millions pour maintenir l’activité sur son territoire, sans exiger de business plan sérieux.

Scandaleuse car il semble que le Gouvernement wallon ne dispose d’aucune vision à long terme en matière de sidérurgie et moins encore de plan de reconversion. Son seul espoir est que le prix de l’acier reparte à la hausse.

J’estime donc que le Gouvernement wallon est une victime consentante et plutôt que de prévoir des solutions alternatives, il se contente de desserrer les cordons de la bourse en disant « advienne que pourra ». Ce n’est certainement pas là le comportement d’un Gouvernement responsable.

Sur la forme aussi la réponse du Ministre est choquante car il se retranche derrière l’argument selon lequel NLMK est cotée à Londres pour cacher les chiffres et ne pas faire preuve de transparence, alors que les entreprises wallonnes dépendent d’une holding basée au Luxembourg et non pas du siège londonien.

J’aimerais une fois pour toute que l’on puisse avoir les chiffres corrects et concrets qui nous permettraient de prendre toute la mesure de la situation. J’aimerais qu’enfin, on nous propose un plan global pour la sidérurgie et pour sa reconversion et qu’on cesse de réagir de manière électoraliste, au coup par coup.

La Région du Centre, pour ne citer qu’elle, dépend grandement de la présence d’NLMK. Si les prix devaient rester au plus bas, que se passerait-il si ce n‘est un drame humain et économique ?

C’est pourquoi, il faut impérativement mettre en place des politiques économiques alternatives adaptées aux zones où la sidérurgie est encore présente. C’est un discours que je tiens depuis des années et dont le bienfondé ne fait que se renforcer au fil du temps.

Quant à mes collègues qui se disent rassurés par rapport à la réponse du Ministre, je crois qu’ils se préfèrent se mettre la tête dans le sable plutôt que de voir la situation telle qu’elle est vraiment : catastrophique.” Texte source: https://www.destrebecq.be/siderurgie-la-methode-coue-nest-pas-une-politique-economique-serieuse/