La recherche permet de faire des avancées techniques et scientifiques significatives dans la lutte contre le cancer. Des tests modernes ciblant le meilleur traitement à appliquer à chaque patient existent. Comme par exemple le séquençage ADN de nouvelle génération(NGS). Cette technique permet notamment de déterminer à l’avance quel traitement sera le plus efficace pour un patient atteint d’un cancer. Le patient bénéficie ainsi des meilleurs soins par rapport à la chimiothérapie classique et il ressent moins d’effets secondaires.

Ces tests de panels de gène par séquençages s’appellent « les diagnostics compagnons ». Ils permettent aux médecins de savoir si un traitement aura l’effet désiré ou non. La technologie du NGS permet d’analyser des millions de séquences ADN en même temps. Avec les tests ADN classiques, l’on n’examine qu’un seul gène à la foi.

350 euros pour un test

Jusqu’à aujourd’hui, il fallait compter près de 350 euros pour pouvoir bénéficier de cette technique. Mais désormais, près de 20.000 patients seront remboursés pour les tests effectués pour certaines indications cliniques bien précises.

La ministre de la Santé publique Maggie De Block va en effet permettre à 20.000 patients souffrant d’un cancer d’avoir accès au meilleur traitement pour soigner leur maladie. Elle dispose d’un budget de 9,1 millions d’euros qui serviront à financer les nouvelles techniques d’analyse de l’ADN. “Les laboratoires souhaitant participer au projet peuvent s’inscrire auprès de l’Inami en vue d’inclure le NGS dans leur programme de routine pour le diagnostic du cancer”, explique la ministre. “Près de 5,1 millions € issus du Plan Cancer sont disponibles pour préparer l’implémentation sur le terrain. Viennent s’ajouter 2 millions par an investis dans le remboursement des diagnostics compagnons et 2 millions, toujours par an, pour financer la convention NGS, par le biais de l’Inami.”

Les résultats de ces tests seront anonymisés et sauvegardés dans une base de données distincte sur le site healthdata.be. « A terme, l’oncologue accueillant un patient souffrant d’une tumeur pourra, au départ son profil, voir si un autre malade ayant le même type de tumeur a déjà été traité par un confrère et quels ont été les traitements qui ont été les plus concluants. »

Pour le MR il est important de favoriser l’accès aux soins de santé pour chacun.

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