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Bonne gouvernance : l’immobilisme du gouvernement wallon est frappant

Ce jeudi 03 septembre, Pierre-Yves Jeholet fait le point sur la situation en Wallonie dans un entretien accordé au Soir. Pour le Chef de groupe MR, l’immobilisme du gouvernement wallon tranche avec le besoin de nouvelles mesures pour la région :

« Le gouvernement wallon, c’est des plans, toujours des plans ! Autant d’effets d’annonces et parfois un vrai cirque avec le report du code de développement territorial.
Maintenant, il faut des textes, des actes. Le temps passe et ne se rattrape pas. On peut dire ce qu’on veut du gouvernement fédéral et même ne pas être d’accord avec son action, mais lui, au moins, il bouge, il décide. En Wallonie, l’impression est que l’exécutif est frappé d’immobilisme, qu’il a peur de passer au-dessus des tabous. Il refuse de prendre ses responsabilités. Je demande donc au gouvernement wallon de sortir de sa léthargie et d’accompagner la mise en œuvre des mesures fédérales là où ses compétences lui permettent d’agir. La sixième réforme de l’Etat lui a octroyé de nouveaux moyens d’action, il faut les actionner. »
Le député libéral estime, par ailleurs, que « le gouvernement wallon doit embrayer sur la nécessité de soutenir le pouvoir d’achat. A moins qu’il cherche à neutraliser les avancées venues du fédéral… Mais qu’il le dise alors ! »

Pour le bourgmestre de Herve, la bureaucratie et la lourdeur administrative sont également un lourd handicap pour la Wallonie :

« Il faut optimaliser chaque euro disponible ! J’attends toujours le choc de simplification qui a été promis : la bureaucratie et la multiplication des opérateurs restent un handicap lourd. Il est temps de se doter d’une administration moderne, notamment en matière de fiscalité. Je sais que des efforts sont faits. Mais à force d’immobilisme, on y revient, la Wallonie a pris un retard énorme. »
Concernant le dossier des migrants et leur intégration, Pierre-Yves Jeholet a rapellé la volonté du MR de renforcer les mécanismes d’intégration :
« Le MR est favorable à un parcours d’intégration obligatoire, une  procédure qui s’imposerait à tous, au-delà de la simple question de l’apprentissage du français. Il est évident que nous allons revenir à la charge dans ce sens dès la rentrée parlementaire. »

Enfin, le chef de l’opposition à Namur s’est exprimé sur les questions de cumul et de conflit d’intérêts :

« Je rappelle que le MR a déposé un texte pour empêcher le cumul entre un maïorat et un mandat ministériel… Il y a d’ailleurs la question du cumul, mais aussi celle des conflits d’intérêts qui y est liée. Avez-vous suivi l’affaire du dossier perdu cet été à Charleroi ? Le bourgmestre Paul Magnette a fait le nécessaire, mais désormais le gouvernement wallon doit vérifier que tout est en ordre. Et qui préside ce gouvernement ? Paul Magnette… Moi, ça m’interpelle. »