20 ans après, le souvenir des attentats du 11 septembre reste toujours très présent dans les mémoires. Mais au-delà des images traumatisantes des tours du World Trace Center en flamme, ce sont surtout les conséquences de ces attaques terroristes qui sont toujours présentes dans notre quotidien.

Tout le monde se souvient de ce qu’il faisait le 11 septembre, au moment où des avions détournés par des terroristes ont heurté les tours du World Trade Center à New York, le Pentagone à Washington ou les plaines de Pennsylvanie. Toutes celles et tous ceux qui ont vu ces images ont eu le sentiment très clair que le monde allait changer. Ne dit-on pas que le 21e siècle a véritablement commencé le 11 septembre 2001 ? Celles et ceux qui n’étaient pas encore nés ou qui étaient trop jeunes à l’époque connaissent aussi ces images. Et ils ont grandi avec leurs conséquences.

Depuis 20 ans, nous vivons dans un contexte de sécurité renforcée. C’est après les attentats du 11 septembre que les contrôles pour les passagers sont devenus beaucoup plus contraignants. C’est suite au 11 septembre que les Etats-Unis ont attaqué l’Afghanistan, pour mettre fin au régime des talibans et traquer Oussama Ben Laden. C’est dans la foulée du 11 septembre que le terrorisme islamiste a continué à se développer, au sein d’Al-Qaïda ou de l’Etat Islamique. 20 ans après, la boucle est bouclée : au moment même où les Etats-Unis quittaient l’Afghanistan, les Talibans revenaient au pouvoir. Rien n’aurait donc changé en 20 ans ?

Si les attaques ont considérablement marqué les esprits, aurions-nous imaginé il y a 20 ans que la Belgique pourrait être frappée à son tour ? En 2016 pourtant, notre pays était endeuillé par des attentats dans le métro bruxellois et à l’aéroport de Bruxelles-National. Quelques mois après les attentats de Charlie-Hebdo, ainsi qu’après ceux du Bataclan et des terrasses à Paris, le gouvernement fédéral dont Charles Michel était Premier ministre adoptait alors 30 mesures contre le terrorisme et le radicalisme : renforcement des moyens pour les services de renseignement, la police et l’armée la création d’un Conseil national de sécurité, la mise en place du plan Canal à Bruxelles et à Vilvorde, la création de nouvelles infractions terroristes notamment pour les personnes partant combattre à l’étranger, l’extension des écoutes téléphoniques, la fin des cartes prépayées anonymes, l’augmentation du délai de garde à vue à 48 heures, les perquisitions possibles 24 heures sur 24, le retrait de la carte d’identité, le gel des avoirs des terroristes, la lutte contre la radicalisation en prison, l’obligation pour les communes de créer une cellule locale de sécurité intégrale pour le suivi local des personnes radicalisées. Citons également la présence des militaires en rue, une opération qui vient de se terminer.

Ces 20 dernières années ont également été marquées par des vagues migratoires successives, consécutives à la déstabilisation du Proche et du Moyen-Orient (Irak, Syrie) ou en Afghanistan.  Une nouvelle vague migratoire pourrait à nouveau survenir suite au retour des Talibans au pouvoir dans ce pays. Il nous faudra à nouveau réaffirmer nos valeurs d’ouverture envers celles et ceux qui fuient la guerre, et de respect de l’Etat de droit envers celles et ceux qui abusent de notre hospitalité. Nous continuerons également à encourager les partenariats avec les pays voisins afin d’éviter aux personnes migrantes de se mettre en danger en prenant la route de l’Europe. Notre ministre des Affaires Etrangères Sophie Wilmès poursuit par ailleurs le travail pour évacuer les derniers Belges et personnes sous la protection de la Belgique qui se trouvent toujours sur le territoire afghan. Une consultation opérationnelle avec les talibans est inévitable mais la Belgique devra toutefois et à tout moment défendre nos intérêts et nos valeurs, tels que le respect des droits humains – notamment des femmes et des filles – et des droits des minorités. La consultation ne doit pas non plus être confondue avec la reconnaissance formelle d’un nouveau régime.

Pour le MR, la lutte contre le terrorisme et le radicalisme reste donc une priorité, 20 ans après les attaques sur le territoire américain. La sécurité est en effet la première des libertés. Le risque zéro n’existe pas et n’existera jamais. En revanche, il convient de rester vigilant et d’agir tant en amont (prévenir) qu’en aval (punir) face à la menace terroriste. La préparation et l’entraînement des forces de sécurité et de secours à la réalité d’un attentat terroriste est donc une priorité absolue.

Découvrez le message du Président

A l’occasion de cet anniversaire hommage, Georges-Louis Bouchez a souhaité partager avec vous un message fort :