Sessions d’examens : les hautes écoles discriminées par rapport aux universités

13 décembre 2015

 

Pour le MR, le ministre de l’Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt propose une réponse bancale aux problèmes rencontrés lors de la session d’août dernier.

En août, des étudiants de plusieurs hautes écoles tiraient la sonnette d’alarme : ils devaient repasser en seconde session des examens pourtant réussis en juin. C’était une conséquence du décret « Paysage » du ministre de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt (PS). Le programme de cours est désormais organisé en « unité d'enseignement ». Chaque unité regroupe plusieurs cours. Pour que celle-ci soit validée, l'étudiant doit réussir chaque épreuve liée à cette unité d'enseignement. Partant de ce constat, certaines Hautes Écoles ont interprété le décret en estimant que si l'étudiant avait échoué à l'une des épreuves d'une unité d'enseignement, il devrait repasser le tout, mêmes les épreuves réussies en juin.

Dès le mois d’août, le MR avait tiré la sonnette d’alarme et déposé une proposition de décret en urgence pour clarifier le texte .
 
Enfin une solution, mais discriminatoire !
 
Trois mois plus tard, le gouvernement PS-cdH de la Fédération Wallonie-Bruxelles a donc enfin décidé de passer à l’action. Ce nouveau texte, qui est rétroactif, permet à l’étudiant d’avoir une dispense concernant un cours durant toute une année, mais pas d’une année à l’autre, sauf si le jury le décide.  
 
Pour le député MR Georges-Louis Bouchez, ce texte est discriminatoire : « certaines Hautes Écoles octroieront cette dispense et d’autres pas ; cela créera forcément des inégalités entre étudiants ainsi soumis à des régimes différents pour une même session d’examens ! Par ailleurs la rétroactivité engendrera des demandes d’annulation de la dernière session. Tout ceci repose sur une base juridique bien trop bancale pour permettre une organisation des sessions d’examens sereine pour les étudiants et ne répond donc en rien aux lacunes du décret Marcourt ».
 
Valoriser le travail des étudiants
 
Georges-Louis Bouchez estime également que la mesure favorise les universités. « Vu le peu d’entrain du Ministre en août dernier sur ce dossier, on peut légitimement se demander si Jean-Claude Marcourt n’est pas le Ministre des Universités plutôt que de l’Enseignement supérieur. En effet, cette mesure est surtout préjudiciable pour les 85.000 étudiants des Hautes Écoles où, souvent, on décompose une même unité d’apprentissage en plusieurs cours/stages. En rater un signifie donc les repasser tous ».
 
Pour éviter cette injustice et valoriser le travail des étudiants, le MR demande que toutes les activités d’apprentissage (les cours) réussies en 2014-2015 impliquent leur réussite automatique d’une année à l’autre. Le MR veut également permettre la valorisation de chaque activité d’apprentissage en crédit pris en compte pour les 45 crédits à réussir sur une année scolaire.

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