Le vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) va être renforcé et élargi aux filles, comme aux garçons, dès l’âge de 9 ans. Pour rappel, près de 80% des belges sont susceptibles d’être en contact avec le HPV au cours de leur vie. Ce virus peut engendrer des cancers chez les femmes et les hommes, ou encore provoquer des lésions dyspepsiques ou précancéreuses.

Le vaccin dès 9 ans pour les filles et les garçons

La Fédération Wallonie-Bruxelles rencontre un réel problème en terme de taux de couverture du vaccin contre le HPV, notamment par rapport à la Flandre. En effet, son taux de couverture atteint les 30% contre 83,5% en Flandre. Actuellement, en Fédération Wallonie-Bruxelles, seules les filles entre 13 et 14 ans ont accès au vaccin gratuit. Cette vaccination s’organise, soit par les services de Promotions de la Santé à l’Ecole (PSE) avec l’accord des parents, soit par leur médecin.

Désormais, grâce à l’initiative du député MR Jacques Brotchi, la donne change. Le vaccin contre le HPV va se généraliser aux adolescents – filles comme garçons – de 9 à 14 ans inclus. Pour le MR, l’accès de chacune et chacun à des soins de santé de qualité est en effet essentiel, que ces soins soient curatifs ou préventifs.

De nombreuses avancées pour mieux lutter contre le papillomavirus humain

D’autres propositions complémentaires visent à obtenir la meilleure protection possible. Au programme notamment, une vaccination de rattrapage pour les jeunes femmes et hommes de 15 à 26 ans inclus.

Une politique d’ « opting-out », plus efficace que l’ « opting-in », est privilégiée en milieu scolaire. Elle consiste à inciter les jeunes à venir se vacciner eux-mêmes au lieu d’aller les chercher. Autrement dit, la réforme vise à travailler sur l’implication et la responsabilisation des jeunes dans le choix de se faire vacciner.

La vaccination contre les infections au HPV est élargie au-delà de la prévention du cancer du col de l’utérus. Dorénavant, tous les autres cancers pour lesquels ce virus est impliqué seront traités par le vaccin.

Finalement, il est question d’étendre la vaccination aux patients immunodéprimés et de sensibiliser les médecins vaccinateurs aux avantages de ce vaccin.

 

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