Pour ce faire, ils ont signé une déclaration d’intention pour les demandeurs d’asile au centre d’accueil fédéral situé à Rixensart

Le Vice-Président wallon et le Secrétaire d’Etat fédéral déclarent ainsi que leurs agences respectives le FOREM et Fedasil vont plus rapidement et mieux échanger leurs expertises et leurs informations.  Un contrôle rapide et un bon encadrement pourront augmenter les chances sur le marché de l’emploi.

Accès au travail crucial

La crise de l’asile de 2015 a entraîné une forte augmentation du nombre des demandeurs d’asile en Belgique. Une majeure partie de ces personnes ne sera pas reconnue et devra retourner vers son pays d’origine. Une autre partie obtiendra la reconnaissance du statut de protection et devra s’intégrer dans notre société. Outre l’apprentissage de la langue, l’accès au travail est un facteur crucial. Il est très important aussi bien pour les demandeurs d’asile que pour la société que ces personnes soient activées. C’est notre responsabilité de les aider.

Des collaborations multiples

La collaboration portera particulièrement sur l’information, l’activation et l’orientation vers le marché du travail et l’embauche . Cela s’adresse aux demandeurs d’asile ayant un taux de reconnaissance élevé, aux personnes bénéficiant de la protection subsidiaire et aux réfugiés reconnus. Il est donc primordial que les préparatifs de cette activation commencent le plus tôt possible. 4 mois après l’introduction de leur demande d’asile, les demandeurs d’asile peuvent déjà travailler. Le but de cette convention est de préparer les demandeurs d’asile au marché de l’emploi dès le début de leur parcours.

Par le biais d’une campagne d’information dans les centres d’accueil, le FOREM et Fedasil feront connaître leurs services auprès des demandeurs d’asile. Le FOREM organisera entre autres des sessions d’information sur son offre de services et sur le marché de l’emploi. Fedasil intégrera la diffusion de l’information relative à l’offre de FOREM dans la trajectoire d’accompagnement du demandeur d’asile. D’abord dès son arrivée au centre, puis quand il remplira les conditions d’obtention d’une carte professionnelle et enfin lorsqu’il obtiendra un titre de séjour.

Une envie de travailler

D’après un contrôle aléatoire réalisé en juillet 2017, environ 20 % des demandeurs d’asile de nos centres fédéraux travaillent ou ont travaillé. Ce pourcentage concerne ceux qui répondent aux critères (18+ ans et en procédure pour un minimum de 4 mois). C’est une augmentation remarquable en comparaison avec le contrôle aléatoire effectué en 2016, soit 12.45 %.

Pierre-Yves Jeholet : « Cet accord entre Fedasil et le Forem permettra aux primo-arrivants de s’investir dans une recherche d’emploi dès le début du parcours d’intégration. C’est primordial : l’intégration passe par l’apprentissage de la langue, mais aussi par le travail. Cela viendra en appui du parcours d’intégration obligatoire. Celui-ci comprend notamment une formation à la langue française et une formation à la citoyenneté. Le Forem s’engage donc maintenant à mettre son offre de service à disposition du public de Fedasil ». 

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