Sur proposition du Ministre de l’Economie Willy BORSUS, le Gouvernement de Wallonie a validé la première étape vers la fusion ses 3 outils économiques et financiers, la SOGEPA, la SOWALFIN et la SRIW.

Pour Willy BORSUS, « Il faut souligner l’excellent travail accompli par nos outils, mais il est aujourd’hui indispensable de doter la Wallonie d’un outil régional unique, fort et incontournable en matière de financement et d’accompagnement, mais aussi d’améliorer la lisibilité de l’offre de services à destination des entrepreneurs wallons, de supprimer les chevauchements et d’avoir une approche plus intégrée des dossiers. »

Les missions principales de la future société d’investissement et de financement de Wallonie seront les suivantes :

  • Le soutien à la croissance des entreprises dans une perspective de création d’emplois pérennes en Wallonie, de valeur ajoutée et de durabilité (ce qui passe notamment par un soutien à l’innovation, l’internationalisation, la transition et la croissance externe) ;
  • Le soutien des entreprises en retournement ;
  • La réponse aux défis actuels et futurs : transition énergétique, transformation numérique, économie circulaire, développement de projets industriels durables… ;
  • La mise à disposition d’une proposition de valeur cohérente qui contribue aux besoins spécifiques (Sensibilisation – Accompagnement – Financement – Investissement) des entreprises à chaque étape de leur cycle de vie ;
  • Une combinaison d’approches spécifiques et transversales afin de répondre de manière standardisée à des demandes similaires et d’offrir un support spécifique à des entreprises en transition et des secteurs prioritaires ;
  • Le déploiement d’écosystèmes attractifs reposant sur des partenariats et offrant la bonne combinaison des compétences nécessaires à chaque entreprise ;
  • Le développement des pôles/plateformes autour de secteurs prioritaires ;
  • La création de partenariats offrant des solutions de cofinancement ;
  • La mise en place d’un business économique globalement rentable et à valeur sociétale au sens large ;
  • Le développement de projets de politique industrielle, notamment en ce qui concerne la relocalisation industrielle ou économique, mais également la reconversion des sites industriels ;
  • L’organisation d’une veille économique et stratégique.

Trois volets d’action seront pris en charge par la nouvelle structure : la sensibilisation, l’accompagnement et le financement, tout en favorisant une approche transversale des dossiers.

Sensibilisation et accompagnement :

  • Création ;
  • Croissance ;
  • Economie circulaire ;
  • Innovation ;
  • Transition énergétique (soutien à la transition bas carbone);
  • Transition digitale ;
  • Transmission ;
  • Intensive Care / Interim Management.

Financement :

  • Garantie ;
  • Prêt ;
  • Capital / quasi capital ;
  • Produits financiers structurés/adaptés pour supporter des dossiers plus spécifiques (internationalisation, retournement, entrepreneuriat social et coopératif, infrastructures de santé).

Les trois outils ont présenté en 2019 (avant la crise, donc) un bilan de 5,8 milliards € et un montant d’investissements de 866,9 millions €.

La volonté de la réforme est de rendre les structures existantes encore plus efficaces, notamment par une utilisation adéquate des compétences des trois outils, par la combinaison des expertises existantes et par la capacité de mobiliser les experts externes, tout en garantissant le maintien de l’emploi (environ 200 ETP actuellement).

Feuille de route 2021-2023

L’intégration progressive et effective des outils existants nécessitera de travailler en plusieurs phases. Une feuille de route a ainsi été établie dans l’objectif d’une fusion effective et d’un outil unique pour janvier 2023 tout en garantissant la continuité de l’activité.