La Chambre a voté cette nuit la réforme de l’impôt des personnes physiques qui augmente concrètement le pouvoir d’achat des travailleurs, en particulier les bas et moyens revenus. Cette réforme, annoncée et attendue, matérialise aussi l’engagement du MR de creuser l’écart entre le travail et l’inactivité, soit jusqu’à 500 euros de différence nette dans les prochaines années.

« Avec cette réforme, nous faisons enfin de l’impôt un allié du pouvoir d’achat des travailleurs », souligne Benoît Piedboeuf, chef de groupe MR à la Chambre. « La réforme de l’IPP est une réforme d’ensemble, déposée et travaillée depuis 2025, qui modifie durablement la structure de l’impôt et s’inscrit dans une recommandation du Conseil supérieur des Finances, visant à réduire les pièges à l’emploi, et dans les engagements programmatiques du MR pour simplifier la fiscalité et récompenser le travail

Le cœur de la réforme, c’est la hausse de la quotité de revenu exemptée d’impôt : elle passe de 10 910 euros aujourd’hui à 15 600 euros en 2030, par étapes en 2027, 2028 et 2029. Concrètement, cela représente jusqu’à 800 euros de charges en moins par an pour un ménage à l’horizon 2030. Les suppléments pour les deux premiers enfants à charge sont eux aussi relevés – jusqu’à 2 650 euros pour un enfant et 5 300 euros pour deux enfants – ce qui bénéficie directement aux familles qui travaillent.

Parallèlement, la cotisation spéciale de sécurité sociale est revue en profondeur : elle sera désormais calculée par personne, avec un plafond divisé par deux et des seuils relevés, ce qui allège sensiblement la facture des isolés et des ménages sous le revenu médian, jusqu’à 30 euros supplémentaires par mois. Le bonus à l’emploi est renforcé pour augmenter le salaire net sans toucher au brut : pour un salaire d’environ 2 250 euros, le gain peut atteindre 64 euros nets par mois.

« C’est exactement le sens de nos promesses de campagne : valoriser le travail, réduire les impôts sur les revenus professionnels et garantir un écart clair et durable avec l’inactivité », rappelle le député fédéral Mathieu Michel. « Un travailleur à bas revenu verra progressivement la différence sur sa fiche de paie : moins d’impôts, plus de net, c’est du pouvoir d’achat rendu, mois après mois. »

Concrètement, cela signifie qu’à terme, un travailleur verra chaque mois son salaire net sensiblement plus élevé, avec un écart d’au moins 500 euros par rapport à une situation d’inactivité comparable. « La réforme cible prioritairement les bas et moyens salaires, pour qui l’augmentation du net a le plus d’impact concret et relatif sur le pouvoir d’achat

Pour concentrer l’effort sur les revenus du travail, l’avantage lié à la hausse de la quotité exemptée est neutralisé pour les pensions et revenus de remplacement. La réduction d’impôt pour le chômage est progressivement supprimée, tout en prévoyant un mécanisme transitoire pour les chômeurs isolés avec enfants afin d’éviter tout effet pervers entre 2026 et 2028.

La réforme supprime également le quotient conjugal à terme, intègre le revenu d’intégration à l’impôt des personnes physiques, améliore le régime des indépendants (déduction spécifique, suppression de la majoration pour insuffisance de versements anticipés) et étend le régime des droits d’auteur au secteur IT.

« Dans quelques années, chacun pourra constater que travailler paie davantage, que chaque heure prestée et chaque euro gagné sont mieux récompensés. C’est une réforme importante, structurante, qui met la fiscalité au service du pouvoir d’achat et de la valeur travail, conformément aux engagements du MR », conclut Benoît Piedboeuf.