Sécurité

Union nationale : Mais où est donc passée la gauche ?

Ce mardi 07 juillet, Denis Ducarme répondait aux questions de Frédéric Chardon dans La Libre. L’occasion d’évoquer l’attitude peu constructive de la gauche dans la lutte contre le terrorisme.

Interpellé sur les récents votes au Parlement, Le chef de groupe MR à la Chambre se dit inquiet et préoccupé. En effet, le laxisme de la gauche sur les questions liées à la lutte contre le radicalisme pose question. Denis Ducarme s’exprime comme suit : « L’opposition de gauche est reprise par ses vieux démons laxistes. D’abord, on avait convenu de pouvoir traiter en urgence avant les vacances parlementaires le vote des textes. Le but était de bloquer les passeports de personnes qui veulent aller se battre en Syrie ou en Irak. Il y en a encore 5 par mois qui partent depuis la Belgique. Moi, ça m’inquiète. Or l’opposition a finalement rejeté l’examen en urgence de ces projets importants. Ces mesures sont fondamentales après le drame de Sousse en Tunisie et en Isère en France. »

La gauche : absente de la mobilisation nationale

Alors qu’il était question de renforcer l’union nationale face à la menace terroriste, Denis Ducarme déplore l’absence de la gauche dans la mobilisation nationale : “ En janvier, après l’attaque de ‘Charlie Hebdo’ et l’opération à Verviers, l’opposition affirmait vouloir soutenir le gouvernement en matière de sécurité. Il s’agissait de faire une union nationale. Mais on a vu les premières failles dans cet engagement au sujet de la présence de militaires dans les rues. ”

Pour rappel, le président socialiste, Elio Di Rupo, avait annoncé à la mi-janvier que le PS soutiendrait au cas par cas certaines mesures avancées par le gouvernement fédéral afin de lutter contre le terrorisme et la radicalisation. Autre signal négatif aux yeux de Denis Ducarme: l’abstention de cette même opposition parlementaire, vendredi passé, lors du passage en commission des Relations extérieures du projet de Theo Francken : « Il s’agit en gros de pouvoir retirer le statut de réfugié ou de demandeur d’asile aux personnes liées à des réseaux terroristes et au radicalisme. Ces mesures sont inspirées par une directive européenne. Pourtant, l’opposition s’est abstenue lors du vote » Dans ce contexte, Denis Ducarme s’interroge sur la capacité de la gauche à voter autrement que dans une logique ‘majorité contre opposition’ : « Avec les signaux que j’ai perçus la semaine dernière, je me demande bien comment la gauche va voter ? »