A l’occasion de la journée internationale contre l’homophobie, la biphobie et la transphobie, le MR rappelle son engagement en faveur de la liberté de s’aimer et de s’affirmer en toute sécurité et sans préjugés.  

Le MR considère l’égalité des chances et des possibles comme un fondement du libéralisme. Le droit à la différence est une expression fondatrice des droits de l’homme. Toute minorité quelle que soit la nature de ce qui la minorise doit bénéficier de droits identiques et ne peut être stigmatisée. Les relations amoureuses et sexuelles ainsi que l’identité de genre relèvent définitivement de la vie intime à laquelle chaque être humain a droit.

A l’occasion de la journée internationale contre l’homophobie, la biphobie et la transphobie, il faut tout d’abord rappeler que notre pays est régulièrement cité en exemple car les personnes homosexuelles y jouissent de droits identiques aux personnes hétérosexuelles notamment en termes de mariage et d’adoption. Durant la précédente législature, une loi progressiste a également été adoptée en faveur des personnes transgenres.

Cependant, des actes de violences homophobes et de gay bashing ont encore lieu dans notre pays, comme l’a démontré en mars dernier le meurtre de David à Beveren. Il est inacceptable que des personnes puissent être victimes de violences uniquement en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre. Le MR s’engage contre les violences faites aux personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, queers et intersexuelles (LGBTQI+) et pour punir davantage le caractère homophobe de ces agressions.

Le MR soutient donc la mise en œuvre d’un Plan d’action interfédéral contre la discrimination et la violence à l’égard des personnes LGBTQI+. Nous estimons par exemple nécessaire de mieux sensibiliser les forces de l’ordre et les agents de prévention dans les commissariats sur les violences homophobes. L’objectif est d’encourager les victimes d’actes homophobes à porter plainte en cas d’agression, d’incitation à la haine et d’assurer un suivi de l’évolution des phénomènes de gaybashing. Les mentalités n’ayant pas toujours évolué au même rythme que notre législation, il importe également de mettre l’accent sur l’éducation et donc l’enseignement. Les cours de citoyenneté et d’éducation à la vie relationnelle, affective et sentimentale (EVRAS) doivent contribuer à cette ouverture d’esprit. Par ailleurs, dans le cadre de notre action internationale, le MR défend le droit à la liberté en matière d’orientation sexuelle et d’identité de genre. Les relations sexuelles entre adultes consentants du même sexe sont encore érigées en infractions pénales dans près de 80 États, dont 7 prévoient même qu’elles sont passibles de la peine de mort. Cette situation est incompatible avec le droit international relatif aux droits de l’homme et avec les valeurs défendues par notre pays. En tant qu’acteur international, la Belgique doit donc continuer à en faire un thème principal dans le dialogue politique avec les pays partenaires de la coopération au développement et sanctionner financièrement si besoin les pays qui criminalisent encore les minorités sexuelles.

L’ouverture aux autres et le respect sont des valeurs libérales par excellence. Notre société doit permettre à chacun de prendre son avenir en main et de contribuer à son fonctionnement. Cela ne peut fonctionner que si nous nous débarrassons de nos préjugés, sur nous-mêmes et sur les autres.