“Nous devons nous concentrer sur les comportements à risques plutôt que sur des « groupes à risques », ces derniers étant stigmatisés”, explique Georges-Louis Bouchez, président du MR.

Proposition du MR :

  • La suppression de toute discrimination envers les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) qui donnent leur sang par la suppression de la période d’abstinence de 12 mois actuellement imposée.
  • Nous demandons au Ministre fédéral de la Santé de faire approuver urgemment un arrêté royal afin que les règles actuelles soient proportionnelles et conformes aux données scientifiques les plus récentes.

Jusqu’à il y a peu, il était interdit aux HSH de donner du sang. Cette interdiction était justifiée par le fait de limiter la propagation du VIH et de réduire le risque de contamination par transfusion sanguine.

La loi du 11 août 2017 a mis fin à cette situation sous la pression des libéraux (De Block). Ces hommes sont désormais autorisés à donner du sang à condition, toutefois, qu’ils s’abstiennent d’avoir des relations sexuelles pendant douze mois. Les Jeunes MR, comme UNIA, ont jugé que cela n’était pas suffisant et qu’il subsistait, bien que l’interdiction soit levée, une discrimination. En effet, les non-HSH peuvent donner leur sang sans délai s’ils ont des rapports avec un partenaire régulier. En cas de nouveau partenaire, ils doivent attendre quatre mois.

Caroline Taquin suit le sujet au Parlement fédéral et a questionné le Ministre de la Santé le 8 décembre dernier. Le SPF a organisé une concertation annuelle en décembre 2020 avec les établissements de transfusion sanguine, l’AFMPS, Sciensano et le Conseil Supérieur de la Santé. D’après cette évaluation, l’impact du report de douze mois chez ces catégories à risque spécifiques en raison du comportement sexuel du candidat au don ne peut pas être étayé sur le plan scientifique.

Par ailleurs, l’examen et le suivi de l’impact du report du don chez les catégories à risque spécifiques nécessitent également de prendre des mesures pour améliorer la fiabilité des données. L’AFMPS a prévu de convoquer une plate-forme du sang pour mettre au point ces définitions et les uniformiser. La crise COVID-19 n’a pas permis de réaliser cet objectif.

Sur proposition des Jeunes MR, le MR demande la révision des délais imposés aux personnes homosexuelles.

A titre de comparaison :

Nos voisins français, danois, autrichiens et néerlandais ont réduit de 12 à 4 mois la période d’abstinence imposée aux HSH sur base d’éléments objectifs, scientifiques et indépendants. Le gouvernement britannique l’a réduite à 3 mois.