En Wallonie, l’accès à la puissance est devenu un enjeu central pour le redéploiement économique. Industrie, mobilité, chauffage, numérique : les usages s’électrifient rapidement et la pression sur les réseaux augmente.
Face à cette réalité, il faut agir vite.

Il est inacceptable que des projets économiques, industriels ou énergétiques soient retardés faute d’accès suffisant au réseau, alors même que la Wallonie veut attirer des investissements, créer de l’emploi et renforcer sa compétitivité !

C’est tout le sens de la réforme portée par la Ministre wallonne de l’Énergie, Cécile Neven. Le Gouvernement wallon a adopté en première lecture un avant-projet de décret relatif à l’accès aux réseaux et à leur développement. L’objectif : ne plus subir les blocages, mais organiser des solutions concrètes, rapides et structurelles.

La réforme repose sur trois leviers.

D’abord, mieux répartir la capacité disponible, afin que l’accès au réseau réponde aux besoins réels du territoire et ne soit pas capté par un seul type de projet.

Ensuite, mieux utiliser le réseau existant, notamment grâce aux raccordements flexibles. Lorsqu’un raccordement risque de créer de la congestion, l’objectif ne sera plus de répondre par un refus pur et simple, mais de proposer une solution adaptée.

Enfin, mieux anticiper les besoins futurs. Les plans d’adaptation des réseaux couvriront désormais dix ans, contre cinq actuellement, avec une actualisation tous les deux ans.

Pour Cécile Neven, l’enjeu est majeur :

« Anticiper l’état de saturation des réseaux électriques et remédier aux points de congestion existants est un enjeu majeur pour la Wallonie. Cela conditionne concrètement notre capacité à accueillir des projets et notre redéploiement industriel, mais aussi l’électrification de nos usages et la réussite de la transition énergétique. Avec ce décret, nous entendons réformer le cadre de façon structurelle et anticipative. Objectif ? Flexibilité, priorisation et anticipation. L’accès à l’énergie et à la puissance doit être compatible avec l’avenir économique que nous voulons pour la Wallonie. »