La décision sur le remplacement des F-16 de l’armée belge doit tomber dans les jours à venir.Elle s’inscrit dans un large contexte, mêlant enjeux stratégiques, sécuritaires et économiques.

DavidClarinval,chefdugroupeMRàlaChambre,rappellequelaBelgiquealedevoirderespecterses engagements internationaux : « Nous sommes à l’avant-dernière place des pays de l’OTAN au niveau de l’effort à fournir dans le domaine de la Défense. Or nous devons contribuer à la sécurité dont nous jouissons depuis plus de 60 ans. En début de législature, le gouvernement s’était engagé à investir davantage pour la sécurité de ses  citoyens, en investissant notamment dans  du matériel moderne et  de pointe. La Défense belge doit être crédible afin de s’insérer dans un modèle de coopération et de solidarité internationale au sein de l’OTAN, de l’Union européenne et de l’ONU. »

L’instabilité politique et sécuritaire au Sud et à l’Est de l’Europe avaient motivé cette décision à l’époque. Force est de constater que la situation aux portes de l’Union n’est pas améliorée depuis, que du contraire.

Devant ces constats, le besoin de renforcer nos moyens militaires est évident. et il concerne toutes les composantes de notre armée, même si le remplacement des avions de chasse a occupé le devant de la scène médiatique. Le MR tient à rappeler que le parlement a voté une enveloppe budgétaire de 9,2 milliards d’euros afin de financer, entre autres, du matériel destiné à l’armée de terre (coopération avec la France), deux frégates et six chasseurs de mines pour la marine (coopération avec les Pays-Bas) ainsi que le renouvellement des appareils de combat.

Pour le MR,il est essentiel d’investir, pour des raisons géostratégiques et militaires, sans perdre de vue les retombées économiques pour les entreprises belges. Elles doivent également être évaluées positivement afin de justifier le choix qui sera prochainement posé.

En ce qui concerne le remplacement des F-16, le MR souligne que l’évaluation des offres a été minutieusement préparée, en collaboration étroite avec les autorités de contrôle.

« Le gouvernement a analysé différents scénarios. Celui des deux offres reçues dans le cadre de la procédure légale. La proposition de partenariat stratégique introduite par la France. Mais aussi la possibilité de prolonger la durée de vie des appareils actuels. Un tel engagement, qui nous lie pour de nombreuses années, représente un coût significatif et ne peut se décider en quelques jours. Le gouvernement fera le meilleur choix, je ne doute pas que, tant le rapport qualité-prix que les retombées économiques pour notre pays pèse dans la balance », conclut David Clarinval.