Le rapport du GIEC est interpellant : le climat change de plus en plus, et de plus en plus vite. Les engagements très forts pris par notre pays doivent permettre de freiner cette course folle. Cela implique notamment de poser les bons choix en matière de production d’énergie.

Les réactions se succèdent suite au rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Celui-ci est alarmiste : le climat et les émissions de gaz à effet de serre, stocké dans l’atmosphère, ne cessent d’augmenter. Les événements climatiques récents (dôme de chaleur au Canada, incendies en Grèce et en Turquie, inondations catastrophiques en Belgique et en Allemagne) donnent évidemment un écho encore plus important à ce rapport.

Les modèles mathématiques affinés utilisés par les experts démontrent clairement que le changement climatique est lié à l’activité humaine. C’est donc entre nos mains que repose la solution.

Le Mouvement réformateur prend ce rapport très au sérieux mais refuse tout pessimisme ou fatalisme. Nous plaidons pour un modèle de transition énergétique complet à l’horizon 2050. Il revient à l’ensemble des Etats de la planète de respecter les engagements  qu’ils ont pris lors de la signature de l’Accord de Paris en 2015, et donc de prendre les mesures qui s’imposent. En Belgique, les plans de relance élaborés pour booster notre économie suite à la crise sanitaire intègrent d’ailleurs cette préoccupation climatique. Il s’agit de changer nos habitudes  et de faire évoluer nos techniques en termes de mobilité, de logement ou de consommation d’énergie. Pour Georges-Louis Bouchez, il faut d’ailleurs travailler à réduire les émissions de CO2 en choisissant les bonnes énergies, à l’opposé du gaz, du charbon et du pétrole. Il faut également promouvoir le renouvelable et les activités humaines qui respectent davantage nos sols, notre air et notre eau. Le président du MR estime que l’intelligence, la recherche et le savoir sont nos meilleurs atouts.

Comme le changement climatique touche à des enjeux stratégiques pour nos entreprises comme pour les particuliers, il importe en effet de faire les bons choix. Le MR se veut pragmatique mais aussi audacieux et disruptif. Le timing est extrêmement court pour opérer une sortie complète des énergies fossiles, qui constituent encore plus de 80% de notre approvisionnement énergétique actuellement. Durant cette législature, il est ainsi prévu de donner un nouvel élan  à une production d’énergie durable, à travers par exemple le doublement des capacités d’éolien offshore (en mer du Nord), pour atteindre 4GW d’ici 2030.

Dans ce cadre, la fermeture annoncée des centrales nucléaires à l’horizon 2025 sera au cœur des débats politiques de la prochaine rentrée. L’accord de gouvernement indique que le calendrier légal de sortie du nucléaire sera respecté, comme prévu, mais le MR a veillé à introduire des conditions. Ainsi, fin novembre 2021, un rapport complet sur l’impact de cette sortie analysera notamment la sécurité d’approvisionnement et l’impact sur le prix de l’électricité, mais aussi sur les émissions de CO2. Il faut en effet s’assurer que cette sortie du nucléaire ne nous empêchera pas de respecter l’Accord de Paris et de réduire de 55% nos émissions de CO2 à l’horizon 2030, comme le prévoit également l’accord de gouvernement. En effet, une petite centrale Turbine Gaz Vapeur (450 MW) représente autant d’émissions que 500 000 voitures…

Un monitoring doit être mis en place en urgence à la rentrée. Si ce monitoring montre qu’il y a un problème, le Gouvernement prendra des mesures adéquates comme l’ajustement du calendrier légal pour une capacité pouvant aller jusqu’à 2 GW (ce qui impliquera la prolongation de certaines centrales). Le MR réclame donc un tableau de bord précis pour la rentrée. Comme Georges-Louis Bouchez l’a déclaré récemment dans la presse, « on n’a pas le droit de se planter. Si on décide de sortir à 100% du nucléaire, et qu’on se trompe, je suis convaincu que techniquement, on pourra toujours revenir en arrière, mais cela va coûter très cher. Je veux connaître précisément le risque que je prends, et ne pas prendre de risques inutiles ».

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