Le chef de groupe MR à la Chambre David Clarinval déplore que des criminels aient pu être libérés d’un centre fermé afin de faire de la place à des migrants en transit. « Comme le prévoit l’accord de gouvernement, l’expulsion des délinquants en situation illégale doit être une priorité de notre action.  Cette situation ne peut donc pas se reproduire. Il est urgent que l’administration reçoive des consignes claires à ce sujet », déclare David Clarinval.

 

Le chef de groupe s’interroge par ailleurs sur l’intérêt et l’efficacité de la politique menée : « Pourquoi faire sortir 60 personnes d’un centre fermé alors que leur retour est programmé pour y loger des transmigrants dont on ne sait pas encore s’ils pourront être expulsés vers leur pays d’origine ? ».

 

Pour le chef de groupe MR, la politique d’asile et d’immigration est un dossier sensible qui mérite des actes plutôt qu’une communication frénétique.

 

La question des transmigrants nécessite une approche globale : meilleure sécurisation des aires d’autoroute, des parcs et des ports, augmentation de la capacité des centres fermés comme convenu par le masterplan prison, renforcement de la lutte contre les passeurs, intensification des contrôles de police, des campagnes de dissuasion plus fortes dans les pays d’origine et une politique de retour plus systématique au niveau belge et au niveau européen via notamment des accords de réadmission.

 

« Ce n’est qu’en agissant de la sorte que nous pourrons convaincre que si la Belgique est une terre d’asile, c’est aussi avant tout un Etat de droit », conclut David Clarinval.