Un article de presse récemment paru donne l’impression trompeuse que l’écriture inclusive va être imposée en Fédération Wallonie-Bruxelles. Il s’agit pourtant uniquement de féminiser les noms de métier.

Le parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles se penchera prochainement sur un projet de décret destiné à clarifier le décret du 21 juin 1993 relatif à la féminisation des noms de métier. Le champ d’application de ce décret était en effet flou et son pouvoir normatif vague.

Le nouveau texte prévoit :

  • L’utilisation du nom de métier au féminin lorsqu’il se rapporte à une ou plusieurs femmes (quand aucun homme ne fait partie du groupe en question). Cette obligation vise les pouvoirs publics et les associations subventionnées par la Fédération Wallonie-Bruxelles
  • Il est recommandé de privilégier les formules mixtes lorsqu’on s’adresse à un groupe d’hommes et de femmes (« les enseignantes et les enseignants », plutôt que « les enseignants »). Ceci est bien une recommandation, pas une obligation.
  • Pour les offres d’emploi émises par les autorités publiques en Fédération Wallonie-Bruxelles, il est prévu de formuler l’intitulé des postes au masculin et au féminin (par exemple « on recherche un infirmier/une infirmière »).
  • Le texte prévoit également que le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles est habilité à arrêter la liste des formes féminines visées par le décret (noms de métier essentiellement).

Il n’est donc aucunement question d’imposer l’écriture inclusive avec le point médian, à laquelle le MR est opposé tant elle complique la lecture.

Pour le MR, il est primordial d’agir en faveur des droits des femmes et pour l’égalité des genres. Mais cela passe par de véritables combats de lutte contre les discriminations et pas par des gadgets superficiels tels que l’écriture inclusive.