EnergieSécurité

Nucléaire : la sécurité de la population est garantie

Par 5 mars 2015 Pas de commentaire

Ce dimanche 1er mars, Marie-Christine Marghem était l’invitée de Baudouin Remy dans Mise au point et de Pascal Vrebos dans l’Invité. La ministre de l’Énergie a notamment évoqué la sûreté nucléaire et la sécurité d’approvisionnement en électricité du pays.

La ministre de l’Énergie est d’abord revenue sur la polémique au sujet des micro-fissures observées dans les cuves des réacteurs de Doel 3 et Tihange 2, actuellement à l’arrêt. « Il s’agit en fait d’inclusions d’hydrogène que l’on pourrait comparer à des bulles qui ne sont soumises à aucune pression ». Pour la ministre, il ne s’agit donc pas de fissures. Electrabel et l’Agence Fédérale du Contrôle Nucléaire sont actuellement en train de procéder à la 4ème campagne d’examen des cuves.

Selon la ministre de l’Énergie, « le gouvernement joue son rôle et attend que la totalité des examens soient terminés, car ceux-ci ne le sont pas encore». Lorsque le gouvernement aura un rapport complet de la situation, celui-ci prendra l’avis de l’Agence Fédérale du Contrôle Nucléaire (AFCN) qui donnera ou non l’autorisation à Doel 3 ou Tihange 2 de redémarrer.  Rappelons que l’AFCN, qui est une instance indépendante, travaille en collaboration avec l’Agence internationale pour l’énergie atomique. La ministre de l’Énergie affirme que « le gouvernement ne passera pas au-dessus de l’avis de l’agence s’il s’avère que celui-ci est négatif ».

Marie-Christine Marghem insiste : il n’y a pas de danger. D’ailleurs, « le souci premier du gouvernement est de préserver la population et sa sécurité» . La ministre regrette que certains élus de l’opposition, principalement Ecolo, instrumentalisent ce dossier pour effrayer les habitants.

Alors que la sortie du nucléaire est prévue en 2025, la ministre constate que « certains font de leur volonté de sortie du nucléaire une idéologie » . Elle rappelle que son mandat de ministre se terminera en 2019. D’ici là, elle est chargée de trouver un mix énergétique prenant en compte toutes les sources d’énergie, y compris le nucléaire qui représente actuellement 50% de la production d’électricité en Belgique.« En tant que ministre de l’Énergie, je suis chargée de veiller à ce que le pays soit suffisamment approvisionné en électricité à un coût normal tout en préservant l’environnement » , conclut Marie-Christine Marghem.