Les Engagés ont proposé l’instauration d’une nouvelle taxe visant les patrimoines de plus de 500.000 euros. Présentée comme un effort demandé aux « épaules les plus larges », cette mesure soulève pourtant de nombreuses questions quant à son impact sur les classes moyennes, les entrepreneurs et l’économie de notre pays.
Pour Georges-Louis Bouchez, cette logique fiscale est une erreur.
« Un concessionnaire automobile qui vend son entreprise après une vie de travail, un patron de PME qui cède son activité après quarante ans d’efforts ou encore une famille qui revend un bien immobilier hérité pourraient être considérés comme des “riches” et être davantage taxés », souligne le président du MR.
Si tout le monde ne dispose évidemment pas d’un tel patrimoine, celui-ci est souvent le résultat d’années de travail, d’épargne, d’investissement et de prise de risques. Pour le MR, il est injuste de pénaliser celles et ceux qui ont construit leur patrimoine au fil du temps.
Cette proposition pose également un problème de principe. Les revenus qui ont permis de constituer ce patrimoine ont déjà été soumis à l’impôt à plusieurs reprises : sur le travail, sur l’épargne, sur les investissements ou encore lors de diverses transactions. Ajouter une nouvelle couche de taxation revient à pénaliser une nouvelle fois l’effort et la réussite.
Au-delà de la question de l’équité, le MR met en garde contre les conséquences économiques d’une telle mesure. La Belgique a besoin d’investisseurs, d’entrepreneurs et de créateurs d’emplois. Dans de nombreux pays, les taxes sur le patrimoine ont montré leurs limites, entraînant des départs de capitaux et un affaiblissement de l’activité économique sans apporter les recettes espérées.
Pour le Mouvement Réformateur, la priorité doit être la maîtrise des dépenses publiques plutôt que la création de nouvelles taxes.
« Dans un des pays les plus taxés au monde, la solution n’est pas de vider davantage les poches de ceux qui travaillent, entreprennent et investissent. C’est l’État qui doit maigrir, pas les citoyens qui créent la richesse de notre pays », conclut Georges-Louis Bouchez.
Le MR continuera à défendre une fiscalité juste, qui récompense le travail, l’investissement et la prise d’initiative, plutôt qu’une fiscalité punitive qui décourage la création de richesse.



