Europe & InternationalSécurité

Europe : Le MR souhaite un approfondissement de l’espace Schengen

Une tentative d’attentat a été déjouée dans le Thalys Amsterdam-Paris vendredi soir. Suite à cet événement, le président du MR Olivier Chastel se dit favorable à un approfondissement de l’espace Schengen.

« Nous vivons dans un monde dangereux où la menace terroriste peut frapper n’importe qui, n’importe quand. Dans des domaines aussi essentiels que le terrorisme, il ne faut pas compter uniquement sur la chance ou la bonne fortune. Il n’y aura pas toujours des héros anonymes dans les trains pour déjouer un attentat », estime Olivier Chastel.

Une politique préventive et dissuasive pour renforcer la sécurité

Les contrôles aux frontières externes de l’espace Schengen doivent être plus efficaces. L’information doit mieux circuler entre les différents Etats-membres. Le MR est aussi favorable à une amélioration des règles de fonctionnement de l’espace Schengen. Cela permettrait des contrôles plus approfondis à l’intérieur de celui-ci. Enfin, le MR souhaite la mise en place d’une politique préventive et dissuasive pour renforcer la sécurité dans les gares. Cela pourrait passer, par exemple, par une présence militaire ou l’adoption d’un plan type Vigipirate. «En tant que libéraux, nous sommes tout à fait favorables à la libre circulation dans l’espace européen mais la libre circulation des personnes, ce n’est pas la libre circulation des personnes en possession d’armes illégales », souligne le président du MR.

Olivier Chastel salue la réactivité du Gouvernement fédéral, qui a fait de la lutte contre le terrorisme et le radicalisme une priorité.  En 2015, le budget de la Sûreté de l’Etat a été augmenté de 25 %. Le Gouvernement a prévu une enveloppe de 200 millions d’euros pour des investissements en matière de sécurité. En janvier dernier, le Gouvernement de Charles Michel a adopté 12 mesures destinées à renforcer la sécurité de notre pays. Le Parlement a voté une partie d’entre elles cet été. Pour le MR, elles ne constituent pas un recul des libertés, mais une réponse à un besoin légitime de sécurité exprimé par les citoyens.