Ce mardi 1 juin, la Vice-Première ministre et ministre des Affaires étrangères, Sophie Wilmès, a participé en vidéoconférence à la ministérielle Affaires Etrangères de l’OTAN qui visait à préparer les discussions du Sommet des chefs d’États et de gouvernement du 14 juin prochain, à Bruxelles ; et en particulier les actions qui seront mises en œuvre dans le cadre de l’initiative OTAN 2030 et qui visent à renforcer l’alliance et à la préparer aux défis sécuritaires du futur. Pour rappel, en mars dernier, la Belgique avait demandé expressément avec d’autres membres de l’Alliance qu’une réunion ministérielle additionnelle se tienne avant ce sommet afin d’affiner les propositions qui allaient être mises sur la table. Ces propositions seront l’occasion d’ouvrir un nouveau chapitre dans les relations transatlantiques et visent notamment à renforcer la consultation politique entre alliés.

Pour la Vice-Première ministre, Sophie Wilmès, « le sommet qui arrive est en quelque sorte l’aboutissement d’un long processus qui a commencé à Londres, en 2019. Le travail de réflexion a rencontré nos exigences en termes de sérieux et de rigueur. Dans ce cadre, la consultation fut large, ce qui est également une bonne chose. La priorité maintenant pour la Belgique est que l’OTAN soit capable d’adresser, dans deux semaines, un message d’unité et de cohésion entre les Alliés. » Elle continue : « la défense de la zone euro-Atlantique – toujours aussi fondamentale – et l’émergence de nouveaux défis ainsi que de nouvelles menaces sécuritaires en appellent à cette union. Les propositions sur la table ne sont pas encore définitives. Elles sont néanmoins ambitieuses et il reviendra à chaque pays de s’exprimer sur celles-ci le 14 juin prochain. En ce qui concerne la Belgique, globalement, nous estimons que nous allons dans la bonne direction, même s’il faudra veiller à optimiser l’impact budgétaire. »  

Plusieurs sujets d’actualité se sont également retrouvés au cœur des discussions. Sur l’Afghanistan, la Belgique a rappelé l’importance qu’elle accorde à la réflexion en cours autour du soutien de l’Alliance en vue de préserver les acquis engrangés ces dernières années.  Au vu des derniers développements, le sujet de la Biélorussie a aussi été évoqué. En cohérence avec sa visite dans le Donbass de mai dernier, la Belgique a appelé à maintenir une haute vigilance en ce qui concerne la situation en Ukraine et, plus généralement, dans la région de la Mer Noire. Enfin, la Belgique sera très attentive aux conclusions du sommet entre les États-Unis et la Russie qui est planifié pour le 16 juin prochain et en particulier sur les questions liées au contrôle de l’armement et l’architecture de la sécurité sur le continent européen.