Liberté de l’individu et Neutralité de l’État – Le Mouvement Réformateur déposera au Parlement bruxellois un projet d’ordonnance visant à l’interdiction du port ostentatoire de tout signe convictionnel religieux, politique ou philosophique dans la fonction publique, dans les organismes publics et parapublics.

Le Mouvement Réformateur condamne fermement la décision incompréhensible de la STIB de ne pas faire appel de la décision du tribunal du travail du 3 mai, faisant suite à la plainte d’une candidate à l’embauche s’estimant avoir été écartée et discriminée en raison du port d’un signe religieux ostentatoire dans son chef. Le gouvernement bruxellois doit prendre les mesures nécessaires afin d’interjeter appel.

Pour le Mouvement Réformateur, la neutralité de l’État constitue le fondement de notre socle commun de valeurs et la condition d’un vivre-ensemble apaisé où chacun se sent respecté dans sa différence,  sa conviction, sa culture ou sa religion. Sa remise en question ouvrira toujours la porte au communautarisme et à ce qui nous divise plutôt que ce qui nous rapproche.

Seule la neutralité de l’Etat et l’apparence de cette neutralité permet la coexistence harmonieuse de différentes croyances philosophiques, politiques ou religieuses. La neutralité de l’Etat dans toutes ses composantes constitue à cet égard le corollaire direct de la liberté de l’individu.

L’exercice de la fonction publique doit être assuré dans le respect d’une stricte impartialité. Les services publics ont un devoir de neutralité et d’apparence de neutralité dans le chef de leurs agents dans l’exercice des services qu’ils rendent à la population et dans leurs rapports avec les citoyens. A aucun moment, l’administré ne doit être placé dans une position où ses droits ou obligations seraient conditionnés ou influencés par les affinités culturelles, religieuses, politiques, ou philosophiques d’un fonctionnaire public.

Pour le Mouvement Réformateur, il est clair que toute personne qui participe à l’exercice de l’administration doit refléter cette neutralité dans son attitude, son comportement et son apparence. Nous serons intransigeants sur ces principes.

En vertu du principe constitutionnel de neutralité des pouvoirs publics et d’égalité des usagers, tel que reconnu par le Conseil d’État, l’autorité se doit d’être neutre et doit traiter tous les citoyens de manière égale sans discrimination basée sur leur religion ou leur conviction politique ou philosophique. Pour ce motif, les agents des pouvoirs publics doivent observer dans l’exercice de leurs fonctions à l’égard des citoyens, les principes de neutralité, d’apparence de neutralité et d’égalité des usagers.

Joignant les actes à la parole, le Mouvement Réformateur déposera demain au Parlement bruxellois un projet d’ordonnance visant à l’interdiction du port ostentatoire de tout signe convictionnel religieux, politique ou philosophique dans la fonction publique, dans les organismes publics et parapublics. Nous espérons que tous les démocrates attachés aux principes de la liberté de l’individu et de neutralité de l’Etat nous suivront dans cette démarche afin de réaffirmer haut et fort ce qui nous unit plutôt que ce qui nous divise.

La neutralité de l’Etat et la séparation entre l’Eglise et l’Etat sont des balises fondamentales et cardinales d’un vivre ensemble dans l’intérêt de tous.