C’est un véritable manque de courage politique dont fait preuve le PS vis-à-vis de la neutralité de l’Etat. Ces principes sont fondateurs de nos démocraties libérales et nous permettent d’assurer vivre-ensemble où chaque citoyenne et citoyen peut vivre l’expression de ses convictions en toute liberté. C’est précisément le rôle d’arbitre qu’occupe l’Etat : pour pouvoir servir sans discriminer. Travailler pour l’Etat demande un engagement dans la neutralité à la fois à travers l’apparence et le service. On ne peut être à la fois joueur et arbitre.

Longtemps silencieux, le PS s’est finalement prononcé par la voix de son président Paul Magnette avec une vision de la neutralité manquant totalement de clarté : neutralité pour ceux qui sont en contact avec le public ET occupent une fonction d’autorité. Cette vision ne créera que confusion et discriminations au sein de mêmes équipes qui n’obéiront pas aux mêmes règles au sein d’un même département et qui de plus, se verront refuser l’accès à des postes d’autorité. Le PS tourne le dos à 300 ans de combat pour désacraliser nos sociétés, combat qu’il a pourtant mené lui-même. Une aberration politique !

Mais le couperet final est tombé ce jeudi matin : le PS bruxellois, par la voix d’Ahmed Laaouej, annonce sans scrupules qu’ils ne feront pas appel au jugement qui condamne la STIB pour discrimination. Ou lorsque les sirènes du communautarisme étourdissent les politiques pour en faire des militants sans vergogne. Leur ambition est claire : permettre le port de signes convictionnels à la STIB.

« Il est affolant de voir que tant de partis ont cédé aux pressions communautaristes, religieuses et militantes après 3 siècles de combat pour séculariser notre société et permettre la neutralité de l’Etat. » s’indigne le président du MR, Georges-Louis Bouchez « Le MR va continuer, même seul, à défendre nos valeurs et principes démocratiques ! ».

L’appel de la Stib reste problématique pour le PS bruxellois | L’Echo (lecho.be)