Guillaume Soupart, député MR, a interpellé François Desquesnes, ministre des Pouvoirs Locaux, lors d’une séance plénière au Parlement de Wallonie, concernant les révélations récentes publiées par Sudinfo sur la gestion et la bonne gouvernance des participations publiques et des intercommunales. Ces révélations mettent en cause Luc Joris, administrateur de premier plan étiqueté PS, ayant siégé au sein de structures clés telles que la SOGEPA, FN Herstal et la SNCB.

Des questions légitimes sur la transparence et l’éthique publique

Les articles de Sudinfo ont mis en lumière des déclarations choquantes et des pratiques douteuses, évoquant notamment des ventes de terrains à des prix sous-évalués, des conflits d’intérêts potentiels et des problèmes d’influence. Bien que la présomption d’innocence doive être respectée, ces révélations rappellent les scandales passés en Wallonie, comme Publifin ou Nethys, qui avaient conduit à la création de commissions parlementaires pour renforcer la gouvernance des intercommunales et des structures publiques.

Guillaume Soupart a souligné : « Ces révélations posent question. On ne peut pas faire comme si de rien n’était, surtout quand on parle de structures aussi importantes que la SOGEPA, FN Herstal ou la SNCB. Il est essentiel de faire toute la lumière sur ces affaires, pour garantir la transparence et la confiance des citoyens dans la gestion publique. »

Une réponse ministérielle prudente, mais insuffisante

Le Ministre Desquesnes a rappelé que son champ de compétence se limite à la tutelle sur les pouvoirs locaux, et que les structures incriminées (SNCB, SOGEPA, Ogeo Fund, etc.) n’entrent pas dans son périmètre. Il a cependant confirmé que ses services ont pris contact avec l’avocat en charge du dossier Publifin-Nethys, qui a indiqué l’absence de lien avec les pouvoirs locaux. Le Ministre a également mentionné que l’autorité judiciaire a été saisie par l’un des acteurs impliqués.

Le MR propose une audition parlementaire

Face à ces éléments, Guillaume Soupart a réitéré la nécessité d’agir : « Nous saluons la prudence du Ministre, mais la bonne gouvernance doit être une priorité proactive. Le Parlement de Wallonie doit pouvoir auditionner Luc Joris ainsi qu’Elio Di Rupo pour comprendre leur rôle respectif dans ces affaires et évaluer si une commission d’enquête doit être mise en place. La transparence est non négociable : les citoyens méritent des réponses claires sur l’utilisation des fonds publics et l’intégrité des décisions prises. »

Le MR rappelle que ces révélations s’inscrivent dans une série de dysfonctionnements (comme le sponsoring controversé de l’intercommunale RESA) et insiste sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle pour éviter de nouveaux scandales.

Prochaines étapes

Le président du MR Georges-Louis Bouchez indique : « Le MR appellera à la création d’une commission parlementaire si les auditions révèlent des manquements avérés ou des zones d’ombre persistantes. L’objectif : rétablir la confiance dans la gestion des participations publiques et garantir que tous les acteurs (y compris la Justice) disposent des éléments nécessaires pour agir. La transparence doit être faite dans ces trop nombreuses intercommunales. »