La migration façonne notre société belge et a un impact positif quand elle est assumée, contrôlée et correctement gérée. Mais il n’y a pas de migration réussie sans politique d’intégration efficace : maîtrise de la langue, orientation vers l’emploi et apprentissage de nos valeurs. Voici un rappel des grandes priorités du MR en la matière.

Une bonne partie de notre prospérité actuelle, nous la devons à la libre circulation des biens. Ce qui est vrai pour les biens et les capitaux, l’est aussi pour les personnes. Pourquoi la liberté d’immigration est-elle productrice de richesses ? Car elle permet à quantité de gens dont la productivité et le potentiel demeurent souvent inexploités dans leur pays d’origine, de se redéployer là où ils peuvent réellement créer des richesses.

Qu’ils soient français, polonais, italiens, marocains ou turcs, les migrants qui ont un jour posé leurs bagages dans notre pays ont contribué à façonner notre société belge. A l’occasion de la journée internationale des migrants, le MR rappelle que, assumée, contrôlée et correctement gérée, la migration constitue un apport positif à notre société, tant au point de vue du développement économique que sur le plan culturel et humain.

La migration prend différentes formes : étudiants qui passent quelques années dans nos universités, scientifiques qui travaillent dans nos laboratoires, fonctionnaires qui viennent travailler dans des institutions internationales… Et aussi, bien sûr, toutes les personnes qui fuient la guerre ou la misère et arrivent en Belgique pour y trouver un avenir meilleur. C’est pourquoi la politique migratoire de notre pays se veut accueillante et humaine avec celles et ceux qui en ont besoin, mais ferme avec celles et ceux qui abusent de notre hospitalité.

Pour le MR, il est essentiel que les personnes qui arrivent sur notre territoire et souhaitent s’y installer soient bien orientées et informées sur les possibilités en matière d’asile, de séjour ou de retour, et qu’elles reçoivent une réponse rapide. C’est l’engagement pris par le gouvernement fédéral.

Pour les personnes dont la demande d’asile est rejetée, la politique de retour doit s’appliquer. Ce retour doit être mis en œuvre de façon aussi rapide que possible. Le retour volontaire est bien sûr à privilégier. Mais quand il n’est pas possible, il faut alors passer par un retour forcé. Pour atteindre cet objectif, la collaboration avec les pays d’origine est indispensable. La politique migratoire est d’ailleurs indissociable de la politique de coopération au développement. En aidant les pays d’origine à se développer, on encourage les populations à y rester et à contribuer au développement de ces pays. Pour le MR, il n’est en tout cas pas questions de soutenir une régularisation massive des sans-papiers. Les règles doivent être les mêmes pour tout le monde.

La migration est aujourd’hui un enjeu européen. Des réformes sont en cours pour améliorer le suivi des demandes d’asile, assurer une meilleure répartition des immigrants sur le territoire européen, favoriser l’accueil dans des endroits situés à l’extérieur de l’Union et plus proches des pays d’origine, et renforcer les moyens de Frontex, agence chargée du contrôle des frontières extérieures de l’Union européenne.

Enfin, la politique de migration est indissociable de la politique d’intégration. Du côté francophone, le MR a longtemps été très isolé à ce sujet. Le MR a d’ailleurs été le premier parti à demander la mise en place d’un parcours d’intégration obligatoire dans nos régions. En Wallonie, il est devenu obligatoire en 2016 alors que c’est le cas en Flandre depuis 2004. A Bruxelles, il n’est toujours pas obligatoire. Cette absence d’intégration se ressent fortement sur l’accès au marché du travail.

Pour les primo-arrivants, il est évident que le premier facteur d’intégration est la connaissance de la langue et des valeurs de base de notre démocratie. Trouver sa place dans la société ne peut se faire qu’au prix d’un certain nombre d’efforts, d’apprentissages et de respect de nos valeurs. Il est également essentiel de mettre en œuvre des mesures visant pleinement à l’intégration et à l’émancipation des personnes amenées à vivre en Belgique. Il s’agit de mettre l’accent sur la formation aux métiers en pénurie, de favoriser une logique de valorisation des compétences et de mettre en place des passerelles qui permettent la reprise d’une formation entamée à l’étranger.