Le Covid-19 prend toute la place dans l’actualité, faisant oublier que d’autres maladies tuent toujours. C’est le cas du cancer. Pour le MR, la Belgique doit rester à la pointe de la lutte contre cette maladie grâce à la recherche médicale et à des politiques de prévention renforcées.

La pandémie de Covid-19 a fait passer au second plan bien d’autres maladies qui continuent à faire des ravages. C’est le cas du cancer. Dans le contexte pandémique que nous connaissons, des spécialistes s’inquiètent des conséquences liées au report des soins. Certains patients ont sans doute hésité à se rendre à l’hôpital lors de l’apparition de symptômes à première vue bénins, ou ils ont reporté leur rendez-vous avec un médecin spécialiste. Des diagnostics pourraient donc être posés trop tardivement. Or, on connaît l’importance d’un diagnostic précoce pour un traitement efficace de la maladie.

En Belgique, le gouvernement fédéral dont fait partie le MR est né pendant la pandémie et a logiquement fait de la santé publique sa première priorité. Un de ses objectifs est de réduire, d’ici 2030, de minimum 25% les inégalités de santé entre les personnes les plus favorisées et les moins favorisées en matière d’espérance de vie en bonne santé, de réduire le taux de mortalité évitable de 15%, et de revenir dans le « top 10 » européen en ce qui concerne le nombre d’années de vie en bonne santé, tout en garantissant une très bonne accessibilité et une bonne couverture. Il faut donc établir des objectifs de santé, en concertation avec les entités fédérées, en charge des soins de première ligne, et les acteurs de la santé, afin de favoriser un dépistage plus précoce des maladies chroniques comme les cancers.

Dans ce cadre, les politiques de prévention sont cruciales. Il s’agit d’encourager les examens de contrôle préventifs mais aussi de lutter contre la pollution et de favoriser des comportements sains pour la santé, notamment sur le plan alimentaire. Il faut savoir que le diabète et l’obésité sont la cause de 5,6% des cancers dans le monde, soit 792.600 cas. Plus exactement, 3,9% des cancers sont attribués à un indice de masse corporelle élevé. De plus, une étude publiée en septembre 2018 et menée par la Cancer Research UK démontre que l’obésité pourrait devenir la première cause de cancer d’ici 2043.

Une politique anti-tabac volontariste et globale est également essentielle. L’objectif visé par le gouvernement fédéral est une génération sans tabac en réduisant l’attractivité et l’accessibilité de ce produit.

Durant la précédente législature déjà, le MR s’était impliqué dans la lutte contre le cancer en contribuant au développement des thérapies innovantes et à leur meilleur remboursement. Citons notamment le remboursement intégral de l’oncofreezing (congélation du matériel génétique en cas de traitement contre le cancer, afin de permettre aux patients de pouvoir avoir des enfants ensuite) ou le remboursement de l’immunothérapie pour le traitement de 1ère ligne du cancer du poumon. Pour le président du MR Georges-Louis Bouchez, le soutien à la recherche médicale doit être au cœur de nos investissements futurs : « c’est grâce à la recherche médicale que nous pourrons développer des thérapies innovantes. La Belgique doit continuer à être un leader de l’industrie pharmaceutique. Il s’agit d’un enjeu économique important car ce secteur est porteur d’emplois et donne une crédibilité scientifique à notre pays ».