Depuis plusieurs mois, Georges-Louis Bouchez mène une offensive politique contre ce qu’il qualifie de « financements publics alternatifs » au bénéfice de structures liées aux partis. Dans Sudinfo, il rappelle que des décisions ont déjà été prises pour supprimer, à terme, les subsides aux organisations de jeunesse partisanes ainsi que le financement des centres d’études et des centres d’archives des partis au titre de l’éducation permanente. Pour le président du MR, ce n’est qu’un premier pas qui doit ouvrir un débat plus large sur la cohérence et la légitimité de l’utilisation de l’argent public.

Bouchez assume une ligne claire : pas de double financement pour les partis et leurs satellites. La dotation publique, liée aux résultats électoraux, doit rester la seule base du financement politique. Si un parti souhaite maintenir un centre d’études, un mouvement de jeunesse ou des activités de formation, il doit les financer sur son propre budget, sans recourir à des canaux subsidiés parallèles. Le président du MR estime que cette exigence vaut pour tous, y compris pour son propre parti, qui doit intégrer les coûts de ses structures (comme le Centre Jean Gol ou les Jeunes MR) dans le budget du Mouvement.

Dans l’article, il pointe une série d’associations et de structures qu’il juge, de fait, partisanes ou trop liées à certains courants politiques, tout en étant financées par la Fédération Wallonie-Bruxelles. À ses yeux, ces subsides ne peuvent plus être considérés comme neutres ou purement « socio-culturels » dès lors qu’ils alimentent, directement ou indirectement, une présence politique dans le débat public. Cette remise en question suscite toutefois des résistances, notamment de la part de partis partenaires comme Les Engagés, qui considèrent le dossier clos après les décisions budgétaires déjà actées pour 2026–2027.

Georges-Louis Bouchez, lui, voit au contraire ce débat comme structurant pour l’avenir des finances de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il pose une question simple : veut-on faire des efforts dans des politiques prioritaires comme l’enseignement ou continuer à alimenter un système de financements publics indirects pour des structures liées aux partis ? En mettant la pression sur ces « subsides politiques » cachés, le MR entend défendre une vision plus transparente, plus responsable et plus rationnelle de l’utilisation de l’argent public, et replacer le citoyen et les services essentiels au centre des choix budgétaires.

Lire l’article de Sudinfo