La crise sanitaire actuelle est une situation sans précédent dans l’histoire académique. A l’issue d’un dialogue avec l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a posé des balises afin d’organiser la fin de l’année académique dans les meilleures conditions pour les étudiants, à savoir :

  • d’une part, pour le 27 avril, les établissements d’enseignement supérieur devaient avoir communiqué aux étudiants :
    • La matière qui fera l’objet de chaque évaluation, adaptée en fonction des cours qui auront pu être suivis en présentiel, à distance, ou les deux ;
    • La nature générale de l’examen (oral, écrit, en présentiel, à distance, mixte, remise d’un travail) ;
    • Les caractéristiques de l’examen (à livre ouvert ou non, QCM ou questions ouvertes).
  • d’autre part, les étudiants qui ne seraient pas en mesure de présenter une évaluation à distance dans de bonnes conditions avaient jusqu’au 4 mai pour informer leur établissement, lequel leur propose alors une solution adaptée.

La Ministre Glatigny a demandé et vient de recevoir un rapport des commissaires et délégués du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, chargés par le gouvernement de veiller au bon respect des règles. L’objectif est d’obtenir une cartographie complète dans l’ensemble des établissements qui accueillent plus de 210.000 étudiants dans l’enseignement supérieur de plein exercice.  

Des premières conclusions de ce rapport, il ressort que:

  • Pour la 1ère balise du 27 avril :
    • la grande majorité des établissements ont communiqué dans les délais les informations relatives aux examens. Toutes les universités ont communiqué les informations à la date prescrite. Toutefois, dans deux universités, toutes les informations  n’étaient pas encore complètes ;
    • en ce qui concerne les hautes écoles, à la date du 27 avril, seuls 2 établissements n’avaient pas diffusé les informations aux étudiants à la date prescrite ;
    • pour les écoles supérieures des arts,  la situation globalement est positive mais, à la date du 27 avril, quatre établissements n’avaient pas encore communiqué les informations aux étudiants. Il nous revient que la situation est régularisée.

La plupart des organes de concertation, tous établissements confondus, ont été mobilisés afin de respecter cette balise.

  • Pour la seconde balise du 4 mai :
    • Le nombre de demandes dépasse rarement 5% des étudiants. Beaucoup d’établissements n’ont pas reçu de demandes, ou très peu (<2).
    • Les établissements ont généralement reçu moins de demandes que ce qu’ils avaient anticipé.
    • Mis à part les problèmes précis liés à des types d’enseignement spécifiques, les problèmes principaux touchent à :
      1. des problèmes de connexion internet ; c’est d’ailleurs le problème le plus courant ;
      2. une absence de matériel informatique, ou un matériel inadéquat (pas de micro ou de webcam) ;
      3. des difficultés liées à l’environnement de travail.
  • Les établissements ont été en mesure de proposer des solutions, et permis celles-ci :
    • L’ouverture de salles informatiques ;
    • La mise à disposition de clés 4G, codes d’accès via des fournisseurs  d’accès à internet ; remboursements d’abonnement internet ;
    • La mise à disposition de matériel informatique ;
    • La mise à disposition de locaux pour passer les épreuves au calme ;
    • L’ouverture de ligne téléphonique 24/24 pour les urgences.

La Ministre se réjouit que les établissements aient donc répondu positivement aux balises fixées par l’arrêté spécial n°6 du gouvernement, et salue leur engagement à soutenir leurs étudiants.

« Il convient de miser sur la collaboration de tous, et d’éviter d’opposer les étudiants d’un côté, et les professeurs et les établissements d’enseignement supérieur de l’autre. La situation que nous connaissons est complexe pour toute la communauté éducative. Elle demande un effort d’adaptation à un moment où chacun a besoin de sérénité pour préparer la fin de l’année académique.  Je comprends les difficultés des étudiants, mais je salue aussi l’effort important fourni par les établissements d’enseignement pour organiser au mieux cette session d’examen. Etudiants, professeurs, directions d’établissement, personnel administratif et technique : c’est toute la communauté académique qui se mobilise pour répondre à ce défi et permettre aux étudiants de continuer leur parcours de formation dans les meilleures conditions possibles malgré la situation difficile. J’adresse mes encouragements à tous les étudiants qui se concentrent sur la préparation des épreuves de fin d’année, et mes remerciements aux enseignants, qui, au vu des témoignages que je reçois, sont parfaitement conscients de la situation que les étudiants rencontrent », conclut-elle.