Ce mercredi après-midi, lors de la séance plénière du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le député MR Fabian CULOT a interrogé le Ministre PS de l’Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt, quant à l’utilisation grandissante de l’écriture inclusive alors qu’il n’existe encore aucune recommandation officielle en la matière.

L’écriture inclusive est en effet utilisée par certains alors qu’elle ne paraît pourtant clarifier nullement la langue française, pire, elle la complexifie et l’alourdit. Des questions quant à l’utilité d’une telle écriture se posent d’autant plus lorsque des universités y recourent dans certaines de leurs publications. Ainsi, par exemple, l’Université Libre de Bruxelles l’employait dernièrement dans son magazine « Esprit Libre » en évoquant la cérémonie de remise d’une distinction à « huit docteur∙e∙s Honoris Causa ».

L’interview d’Hélène Verdier, professeur agrégée de Lettres classiques, publiée par LaLibre.be apporte un éclairage très intéressant au débat. Madame Verdier indique en effet que le recours à l’écriture inclusive est « une entreprise très idéologique, qui témoigne d’une inculture, qui est combative, absurde du point de vue de la langue, qui détruit l’unité de celle-ci, la rend illisible et qui devrait en être exclue a priori ».

Fabian Culot estime, en conséquence, que le travail devrait plutôt porter sur la place des femmes au sein de la société plutôt que sur le recours à l’écriture inclusive qui n’améliore en aucune manière la condition des femmes, complique et alourdit de manière inutile et préjudiciable la langue française.

En tout état de cause et à ce jour, Fabian Culot demande que l’utilisation de l’écriture inclusive fasse l’objet d’un débat scientifique et d’une recommandation officielle pour la Belgique francophone. Il propose à cette fin la tenue d’un colloque inter-universitaire dont les conclusions pourraient servir de base à une recommandation officielle qui, espérons-le, rappellera que le genre grammatical est sans incidence sur la défense du genre naturel, et que l’action politique doit continuer à rendre effective l’indispensable et parfaite égalité entre femmes et hommes.