Didier Reynders, Commissaire européen à la Justice et aux Droits des consommateurs, était l’invité du Facebook live intitulé “Les enjeux européens en 2021” ce mercredi 10 mars. Diffusé simultanément sur les différents réseaux du Mouvement Réformateur, du Président du MR, Georges-Louis Bouchez et de ceux de Didier Reynders, ce live a été l’occasion pour de nombreux citoyens et européens de s’interroger sur le fonctionnement de l’Europe, notamment en temps de crise sanitaire.

Soirée “Questions-réponses”

Pendant près d’une heure, les questions des internautes ont été relayées aux Commissaire européen. Fort axées sur la vaccination et de manière plus globale, sur la situation sanitaire que nous vivons, Didier Reynders a développé, en grande partie, le point de vue de l’Europe dans cette crise sanitaire. D’autres sujets étaient à l’ordre de ce live, notamment la garantie concernant la libre circulation des personnes et la protection des consommateurs durant la crise covid, la relance économique, l’accélération de la transition écologique / Greendeal ou encore le renouvellement de la relation transatlantique UE / USA.

Georges-Louis Bouchez, le Président du MR, a démarré ce live avec un mot d’introduction sur l’explication des enjeux européens, sur la présence du Commissaire européen et sur le déroulement de la soirée avant de laisser la parole à Didier Reynders.

Au sujet de l’Europe et de son utilité dans la crise liée au Covid-19 : “Son rôle c’est d’agir là où l’on se rend compte qu’au niveau local, régional, ne peut pas agir seul. La pandémie le démontre très bien. l’Union européenne n’a pas grand chose à dire en matière de Santé. Les Etats ont été très jaloux de leurs compétences en matière de Santé et donc c’est une compétence qui est restée très nationale. Pourtant depuis 1 an maintenant, on invente cette politique de santé européenne et les Etats l’ont bien compris puisque dans les nouveaux budgets européens on va augmenter très très fortement les moyens consacrés à une politique de santé européenne. C’est en avançant tous les jours que l’on créé cette compétence, par exemple, l’investissement dans la recherche en termes de vaccins c’est un investissement qui a été possible que parce qu’on a fait un payement ensemble au niveau européen. La distribution aujourd’hui des vaccins, de manière égale, dans tous les Etats membres, cela n’a été que possible que parce que l’on agit au niveau européen. Je dirais même qu’actuellement, le travail avec les entreprises qui produisent ces vaccins n’a été possible que de la même manière parce qu’on l’a fait sur l’ensemble du continent européen. La politique européenne ce n’est pas s’occuper de tout, c’est de faire en sorte que lorsqu’un problème se pose à l’échelle du continent européen, on puisse agir à cette même échelle.” conclut le Commissaire européen à la Justice et aux Droits des consommateurs.

Didier Reynders a également éclairé les internautes sur la fameuse question dite du “passeport vaccinal”  : “La Présidente de la Commission européen, Ursula Vonder Leyen m’a chargé de mettre en place un certificat. Il n’est pas question de passeport. Ici c’est un certificat qui va simplement constater votre situation à l’égard du Covid. Par exemple, première façon ; si vous avez été malade du Covid, avez-vous récupéré et quels sont les anticorps dont vous disposez ? La deuxième façon, c’est le vaccin, un certificat de vaccination où l’on indiquera quel vaccin vous avez reçu à quel moment et dernièrement ce sont les tests PCR car nous voulons éviter toute discrimination. Je rappelle que le vaccin n’est pas obligatoire donc toute personne doit avoir le droit de circuler en Europe soit en ayant récupéré de la maladie et en étant immunisé, soit en étant vacciné, soit aussi si la personne le préfère ou si elle n’a pas encore été vaccinée via des tests PCR. C’est donc un certificat, ce n’est pas un passeport. Il sera digital mais on pourra aussi le demander sur papier puisque l’on travail avec des QR codes qu’il suffira de scanner. Grâce à cela, les Etats sauront la situation d’une personne par rapport au Covid, et il appartiendra aux Etats de faciliter la libre circulation.” précise Didier Reynders.

La question climatique était aussi au rendez-vous, pour le Commissaire européen : ” Avant la crise sanitaire, nous avions dans le mandat européen deux gros enjeux majeurs à gérer ; le greendeal (la prise en compte de la lutte contre le changement climatique mais aussi de la lutte pour la biodiversité), l’enjeu du digital. On savait ces enjeux importants avant la crise, aujourd’hui ils le sont encore plus. Il faut se rendre compte que, sortir de la crise, cela passera pas un investissement très fort dans tout ce qui va permettre de lutter contre le changement climatique et en utilisant pour ca des outils de plus en plus digitaux. Ces éléments vont de pairs. On est devant une révolution industrielle en route, on perdra malheureusement des emplois que l’on devra réorienter mais surtout, on devra en créer beaucoup d’autres. On demande 30% d’investissement, des plans de relance, dans le greendeal et 20% au moins dans le digital.

Enfin, au sujet de la relation transatlantique avec les USA et en particulier avec la nouvelle administration Biden : “On a toujours tenté de garder des relations avec les Etats-unis, il faut d’ailleurs bien faire la distinction – puisqu’on parle notamment du climat – entre un président, un gouvernement et une administration qui étaient souvent des relations conflictuelles parce que c’étaient des logiques latérales, ils ne souhaitaient pas parler avec un grand nombre d’acteurs de manière multilatérale mais on a continué de travailler avec les Etats des Etats-unis, avec les municipalités, les universités… Il faut d’ailleurs se rendre compte que les USA ont fait d’énormes progrès sur les énergies renouvelables ces dernières années l’initiative d’un très grand nombre de villes, à l’initiative d’un très grand nombre d’Etats malheureusement de l’absence d’une volonté forte au niveau fédérale en la matière. Avec la nouvelle administration, nous avons un nouvel agenda transatlantique, on veut vraiment travailler ensemble et nous allons maintenant tester. Je prends un exemple, nous avons reçu hier l’envoyé spécial pour le Climat, du Président Biden, John Kerry, qui est venu clairement donner le message “Les Etats-unis reviennent dans les Accords de Paris et les USA vont se mobiliser très fortement pour développer leur politique de lutte contre les changements climatiques. Ce que je crois surtout c’est que si nous pouvons mener des actions en commun entre Européens et Américains alors nous aurons aussi la force de faire passer un certain nombre de messages, de définir un certain nombres de standards, de règles au niveau international. Si on reste séparés, on devra affronter seuls la Chine, la Russie… Pour cette question, le message est bien passé mais ce n’est pas parce qu’il est bien passé qu’il se traduira par des choses concrètes. Nous allons donc veiller à ce que les actions concrètes interviennent.

A la fin de cette émission, Laura Hidalgo, Vice-Présidente des Jeunes MR de Bruxelles-Capitale et candidate lors des dernières élections européennes pour
le MR, est venue clôturer cet échange. Cette Européenne convaincue a notamment mis en avant l’importance des jeunes engagés pour l’Europe et les enjeux auxquels cette jeune génération dont elle fait partie devra faire face, ensemble.

 

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